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De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!

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Stanley Cavell, philosophe de l’ordinaire

 

Présenté par Adèle Van Reeth, un ordinaire qui est ordinairement impensé au cours de la vie, dont nous ne réfléchissons jamais car nous ne faisons que passer dans un besoin du silence de l’ordinaire. L’ordinaire c’est ce qui se ressemble, de l’ordre du commun, de la reproductibilité de l’homme, dans un caractère répétitif qui fait qu’on a envie de le fuir dans le divertissement, dantte.JPGs de l’extraordinaire. Mais en fait l’extraordinaire est au sein même de l’ordinaire qui fait que l’exubérance est superflue, quand nous sommes dans l’acceptation de notre condition d’être humain. Stanley Cavell parle d’une éducation par l’expérience, d’une prise de conscience de ce que l’on va toujours retrouver dans notre propre histoire alors qu’on essaie ordinairement de créer de l’extraordinaire. Heidegger parle d’une attention portée à l’ordinaire qui passe par un changement de regard mais qui n’est pas dans l’intention de le transformer ou de le sublimer comme peut le faire l’œuvre d’art ou l'interprétation métaphysique comme pour mieux lui échapper. Ce qui demande de se rendre justement disponible à l’ordinaire, R W Emerson « embrasser le familier », pour aller chercher dans l’expérience même de quoi s’éduquer. A Robbe-Guillet « les gommes », c’est ce qui est le moins connu de notre vie dans l’inquiétante étrangeté de l’ordinaire, de ce que ce monde manifeste. Sartre dans la « nausée », on ne réfléchit jamais assez à l’ordinaire par notre difficulté d’être au monde, tellement nous sommes dans le désir, Schopenhauer, de s’extraire de notre lot commun à tous.

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