De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
R Enthoven et Alain Roger dissertent sur…
Ce n’est pas une affaire de contenu mais de forme, l’intelligence et la culture peuvent donner à penser que l'on n'est pas concerné. C Rosset : L'homme brandit la culture comme un paratonnerre. Paul Valéry « la b
êtise n’est pas mon fort » se prémunit contre la Bêtise comme J Renard. Mais c’est une menace incessante qui n’épargne personne, par la raison suffisante, outrecuidante, imbue d’elle même, ce que Clément Rosset appelle la Bêtise du 2nd degré. Photo du dessinateur Vuillemin qui montre jusqu’ou le libre arbitre, le « je », la citadelle égocentrique peut conduire « je fais ce que je veux ». Ce qui rappelle la célèbre phrase de Mac Mahon « j’y suis j’y reste » quoiqu’il arrive… Pour B Spinoza : le sentiment du libre arbitre vient de l'ignorance des causes réelles qui nous font agir. La Bêtise est associée au principe d’identité par la revendication identitaire. Ce qui dans la « nausée » de JP Sartre est représentée par l’exhibition d’un modèle subjectivement bourgeois. Les choses sont bêtes dans leur obstination à exister sans sens, la Bêtise est une caractéristique existentielle. La "Bêtise sublime" est représenté selon Alain Roger dans la rencontre de Moïse avec Dieu dans le buisson ardent « je suis celui qui suis », il y a là l’argument o
ntologique où de sa perfection on déduit son existence « comme c’est bien ».
L’essence de la Bêtise est le contentement de soi où rien n’ébranle la confiance en soi. Le « c’est mon opinion et je la partage ». Le moment ou l'on croit penser tout seul, c’est justement quand on pense comme tout le monde, ne pas confondre l’indépendance et l’autosuffisance. G Flaubert a fait le dictionnaire des idées reçues, un catalogue des opinions chics : on sait tout et on ne sait rien. Le paradigme de la bêtise est dans le « je me comprends », la meilleure preuve de la Bêtise est qu’elle s’ignore, dans le refus de s’ouvrir à autrui et dans le dédain de l’autre. Pour F Nietzche, jadis le « moi » était perdu dans le troupeau, aujourd'hui le troupeau s'est caché dans le « moi ». Pour G Flaubert la bêtise consiste à vouloir conclure, c’est avoir le dernier mot, signe majeur de la Bêtise.
Toute ressemblance avec…nous même ! est complètement fortuite…Revoir l'émission (cliquer) : ici