De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Un autre piège de la méditation consiste à vouloir absolument stopper toute pensée. Cela va être un effort incroyable pour essayer d'interdire le défilement des pensées, c'est un peu comme si l'on tenait au bout d'une corde un gros chien très agité. Comme on tient la laisse, ce gros chien nous tire à droite, nous tire à gauche et nous emmène dans toutes les directions, et on ne peut rien faire; alors que si l'on avait simplement laissé la laisse, le chien ferait ce qu'il voudrait, et notre corps et notre esprit seraient tranquilles. Finalement, qu'est-ce que
la méditation ? Pour la pratiquer, on utilise des techniques, mais ces techniques ne sont pas la méditation, c'est-à-dire que celle-ci ne consiste pas à se concentrer sur des formes ou des couleurs différentes. La méditation consiste à se défaire de tous les liens qui entravent l'esprit: les habitudes, les tendances, les attachements qui lient et compressent l'esprit, et le rendent douloureux. C'est progressivement laisser aller tout ce qui emprisonne et limite l'esprit, de façon à retrouver la liberté naturelle de l'esprit, son aisance naturelle. Toutes ces entraves et limitations de l'esprit ne nous sont pas imposées de l'extérieur vers l'intérieur: ce n'est pas l'extérieur qui exerce une contrainte sur l'esprit, c'est l'esprit qui s'attache aux choses, qui se limite lui-même et s'entortille dans ses propres contradictions. Le travail est un travail de l'intérieur vers l'extérieur. Le travail de lâcher prise n'est pas à effectuer à l'extérieur, mais à l'intérieur. Si, dans l'esprit, on se défait de l'attachement à ceci ou cela, l'esprit lui-même, de l'intérieur, se libère et, en se libérant, retrouve sa nature première, dans laquelle on s'établit de façon spontanée, sans artifice, en le laissant simplement être tel qu'il est, sans le contraindre d'aucune façon. L'esprit s'établit alors dans un sentiment de bien-être, de félicité et d'espace, et toute forme d'attachement s'est dissipée de l'intérieur vers l'extérieur.
(suite) de : Lorsqu'on médite souvent...