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…à pénétrer au Tibet et à en comprendre la spiritualité orientale. Alexandra David-Néel est née en 1868 près de Paris, morte à Digne en 1969, disciple du géographe Elisée Reclus, polyglotte, exploratrice, reporter, ethnologue a parcouru l’Asie de l’Inde au Tibet. Elle n’a cessé de divulguer ces observations et s’est imposée comme l’un des plus grands dépositaires occidentaux de la sagesse orientale.
Voici ce qu’elle écrivait en 1936 « Quand la faillite menace une Société commerciale, il est de règle de procéder à un inventaire minutieux de ses ressources afin de se servir d’elles pour conjurer la catastrophe redoutée. Une conduite analogue n’est-elle pas susceptible de donner sur un autre terrain, des résultats également profitables et la situation actuelle du monde ne justifie-t-elle pas un inventaire du capital d’idées dont l’humanité est propriétaire. »
Depuis il y a eu la guerre mondiale et une situation d’incohérence, qu’elle nomme de décrépitude dans laquelle se débattent tous les peuples se réclamant de la civilisation occidentale. Or s’interroge t’elle « ne conviendrait il pas d’écarter le plus grand nombre possible d’éléments producteurs de souffrance et de multiplier les facteurs susceptibles de contribuer à notre confort matériel et spirituel ? Ne serait-il pas sage d’accorder notre attention à un enseignement proposé aux hommes il y a 25 siècles par un penseur né au pied des Himâlayas, dont le but, formellement affirmé, consiste précisément dans la suppression de la souffrance ? »
Extraits « Le bouddhisme du bouddha »