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...Rajoute en plus du sadisme et masochisme originaires postulés par Freud au fondement de toute organisation psychique, une autre organisation originaire qu’est la position sacrificielle. Les définitions de sacrifice, don : « je te donne pour que tu me donnes », mais aussi communion, d’expiation ou de p urification comme ont p u l'être les coutumes imaginatives des Aztèques en sublimation de la matière ( !).Delà naitrait la logique spirituelle guidant le sujet dans son développement affectif, l’aidant à sortir de la situation traumatique de désaide dans laquelle il se trouve à la naissance, pouvant elle-même être renforcée par une défaillance environnementa le et s’avérer pathologique à la frontière de la psychose. Illustré par le cas de Thérèse de Lisieux, du meurtre de l’autre au sacrifice de soi : sacrifier ou être sacrifier, avec position masochiste ou plaisir de la souffrance, il s’agit bien du trauma primordial aux sources de l’organisation psychique par l’imminence et l’évidence de la mort. Au commencement était le meurtre, la scène primitive, Véronique Donard relate un fait divers d’un tueur en série mettant en scène une mort de façon sacrilège. La pulsion cruelle dans la pathologie n’étant selon Sophie de Mijolla Mellor, ni le désir d’infliger de la souffrance, ni d’en jouir mais la propre ignorance de l’altérité sensible de l’autre qui n’est perçu que comme une proie. C’est donc la compassion qui viendrait révéler l’objet dans son identité et par là désarmer la cruauté.
L’inscription de la mort est dans la condition humaine, au cœur même du vivant avec le suicide cellulaire démontré par le naturaliste allemand JC Ameisen : d’une manière troublante, contre-intuitive, paradoxale, un évènement perçu jusqu’ici comme positif, la vie, semble résulter de la négation d’un évènement négatif, l’autodestruction. Pour chaque cellule il s’agit bien plus de survivre que de vivre, notre vie à chaque instant est une vie en sursis, notre organisme étant une somme de potentialités constamment réprimées. Parallèle avec les mythes ou toute l’histoire de l’humanité est sous le signe du meurtre, universalité du mythe au fonctionnement psychique individuel. Le face à face avec le néant ressemble à un face à face avec la mort, qui est d’abandonner progressivement toutes les formations d’un idéal du moi pour plonger dans une réalité par définition irreprésentable, mais non moins réelle, le propre même de la dynamique spirituelle. Cette voie tout compte fait serait elle celle vers la vie ?