Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!

Publicité

« L’invisibilité sociale » par Guillaume Blanc, philosophe et écrivain

La plongée dans la précarité est le revers de la normalité sociale, la décompensation de la normalité elle-même par rapport à une longue construction sociale de soi. Une malédiction sociale qui défait les liens et transforme une injustice en honte, inacceptable à l'échelle d'une société.  La précarité n'en est pas moins le statut fondamental de tout existant, la vie est précaire, mais les conditions de vie ne doivent pas l'être, d’ou l'ambivalence d'une notion ou il faut admettre notre propre fragilité de vie et pouvoir la combattre collectivement. Réfléchir à la précarité c’est réfléchir au fait  que nous sommes gb.JPGvulnérables, exposés à la blessure et à la fragilisation de nos existences. C’est pourquoi il faut penser la précarité au sens politique, dans la cité, aux propriétés minimales des droits, l’exclu est rendu hors du dispositif, livré à lui-même, ce qui est une violence sociale entre un monde célébré et un monde de la désaffiliation. Le travail est un univers de haute fragilité, par l’incertitude, et en même temps de haute protection par son milieu tempéré. La précarité ne peut pas être pensée d’en haut, lorsqu'il s'agit de produire une société décente avec des institutions qui n’humilient pas les gens. Développer un programme de civilisation, donner des moyens de liberté en rapport souvent à l’ingéniosité de l’investissement du quotidien avec les moyens du bord, ex de Soweto à Johannesburg, dans un rapport de bienveillance et de tolérance. Guillaume Le Blanc, professeur de philosophie, son travail porte plus spécifiquement sur la question de la « critique sociale ». Il s’emploie à explorer les limites complexes qui distinguent précarité, exclusion, vie décente et normalité. Il a publié sur ce sujet : Les maladies de l'homme normal,  Vies ordinaires, vies précaires  L’invisibilité sociale ainsi qu’un roman : Sans domicile fixe

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> j'ai oublié également"l'anticipation des conflits" et la recherche des "inconnus" - à bientôt - j'aimerai avoir ton précieux avis -<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> Je crois pour rester optimiste qu'il y a une prise de conscience qui semble émerger grâce aux cris de qqs visionnaires et que personne ne souhaite chûter, déjà il y a une commission qui est partie<br /> en observateur pour ce petit pays qui place le bonheur en variable nationale brute...Une piste!Aux états unis, ils mettent en place des programmes dans les écoles, car c'est là qu'il faut commencer<br /> pour la gestion des conflits et d'ailleurs il n'y a qu'à comparer les comportements quand on se rend dans ces pays. Je suis ravie que ces articles fassent écho!<br /> <br /> <br />
B
<br /> à mon sens le travail en unité ne pourra pas s'améliorer sans la pratique de "l'intelligence collective" - et le projet d'entreprendre - certains principes sur l'individualisme du commandement et<br /> du profit sont trop affligeants - je te souhaite une très bonne soirée et à deain<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> C'est tout à fait ça un vrai problème "d'intelligence collective" et d'individualisme généralisé, voilà le vraiproblème. Mais quand on aura compris que cela peut arriver à tout le monde, que la<br /> précarité peut tous nous atteindre, personne n'est à l'abri, je pense que l'effort d'interdépendance va se mettre en place et de façon collective!<br /> <br /> <br />
E
<br /> merci pour cet article qui ouvre le débat<br /> une société qui se dit civilisé peut elle accepter que certains de ses membres soient précarisés ?<br /> Pour ma part je pense que non mais comment réagir face à ceux qui souhaitent sortir du système? Je dois avouer que je ne sais pas quoi répondre<br /> bonne fin de journée<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> Tu as raison quand on a cotoyé ces personnes fragilisées le contact n'est pas toujours simple, il faut du temps pour reprendre la socialisation. Pour avoir travailler dans l'insertion, je me suis<br /> trouvée en bute contre les institutions  et en fait au vrai problème de mentalité et de réelle motivation de tous ces intervenants soi disant sociaux, et parfois je me demandais à qui je<br /> portais réellement assistance!<br /> <br /> <br />
Y
<br /> Intéressant ces 2 derniers articles sur la précarité.<br /> "Penser la précarité au sens politique". Utopie?<br /> ...L'espoir ne doit plus venir que de l'intérieur.<br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> C'est vrai qu'en transmettant les propos de G Blanc, j'avais l'impression que cela ressemblait à de l'utopie, mais en fait il donne une vraie méthode, celle d'assouplir les institutions pour<br /> permettre justement à ces personnes de rebondir et trouver des moyens pour. leur faciliter les choses dans un 1er temps avant d'entamer une vraie réflexion sociale.Bises à toi<br /> <br /> <br />