De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Le monde redevient imprévisible, au sortir de la guerre froide qui avait une fonction de stabilité mondiale. Le problème du libéralisme est dans l’absence de limites afin d’éviter une contradiction entre le travail et le capital, alors que les richesses produites pourraient subvenir à tous, elles sont dilapidées par qqs uns : Gandhi. A chaque changement de civilisation, d’un monde chaotique renait un ordre nouveau, tout se démêle avec les pays émergents, voir les pays arabes qui contre toute attente sortent de la dictature. Umberto Eco parle d’un xxème siècle ou tout est en régression sauf la conscience des droits de l’homme et du destin de l’humanité. Emerge une responsabilité collective à l’échelle planétaire et locale, le processus de mondialisation se calque sur le modèle occidental des démocraties. L’homme doit être acculé par des catastrophes pour réagir de façon responsable, si l’on veut changer le niveau de conscience selon Einstein, il s’agit de ne pas appliquer les mêmes causes pour les mêmes effets. Alors que la vraie révolution ne peut qu’être intérieure en chaque individu, la révolution collective passe par celle individuelle : SS Dalaï Lama. Tous les courants de sagesse prônent la transformation de soi au même titre que la psychologie. Pour Spinoza, la joie est déjà là en nous, mais nous mettons continuellement des obstacles, le bonheur n’est pas lié à l’avoir mais à l’être. La méditation bouddhique sert à chasser les nuages de l’agitation et de l’anxiété par des exercices d’attention et de vigilance, c’est dans l’instant présent que l’on retrouve la joie: vivre est un art alors qu’exister est un fait. Cheminer vers un idéal comme le permet la spiritualité pour acquérir discernement et aller vers la guérison intérieure ou comme le dit Montaigne « Il n’y a de vent favorable pour qui ne sait ou aller ». Pour le savoir, la connaissance, avec le cœur ouvert, une spiritualité dans la déliaison des mauvais liens et une liaison de manière collective, l’individuation à l’intérieur de soi pour se relier à l’universalité en soi. La spiritualité peut justement sauver les religions du dogmatisme et du consumérisme auquel on assiste, en faisant resurgir les forces de bonté en l’homme. Conscience collective ou inconscient collectif de Jung, actuellement avec le quantique, les sciences et la spiritualité se sont rejointes pour sortir du scientisme.Conférence de Frédéric Lenoir