De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
C’est une espèce occidentale soit disparue soit cachée…Il faut alors pousser la réflexion sur l’interculturel, la question pourrait être qu’est ce qu’on s’imagine être un sage ? De l’ordre du styliste, celui qui rythme l’existence, et qui n’opère pas une simple accumulation d
e connaissances mais vise la transformation de l’existence pour la scander ou stimuler, l’intensifier. Ce qui semble être commun à toutes ces figures de sagesse, c’est la forme de perfection à atteindre, un idéal d’humanité achevée, non seulement morale mais existentielle. Echapper aux maux de l’humanité, aux pulsions qui nous ravagent pour devenir des êtres humains détachés avec une équanimité d’âme. R P Droit note par exemple chez les sages du judaïsme, que le sage serait d’abord un homme de l’étude qui a ses moments de faiblesse, qui n’échappe pas à la condition humaine et sans visée de perfection pour elle même mais pris dans un processus en marche. Car la fascination pour les sages pourrait être aussi un moyen d’échapper au monde dans une nostalgie du paradis perdu. Socrate a défendu une sagesse de l’ignorance dans le rapport savoir et ignorance. Il y aurait 2 sortes de sages, l’un sans dieu ou de dessein divin ou l’être humain se construit seul en liaison avec l’univers dans un rapport de l’homme avec la nature ou sa place avec les autres, l’autre en relation avec une parole, décision divine. Dans une recherche de la perfection, cela donnerait pour les grecs, les Cyniques d’être au plus près de la nature. Mais les sages peuvent être des figures politiques comme Gandhi, le Dalaï Lama, Martin Luther King, et là dans une perspective concrète, historique. Revoir du même auteur l'article : La vertu rend heureux