De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Suite : Le libre arbitre ou karma mot inscrit dans notre paysage culturel ou loi de cause à effet, le « samsara », autre notion importante, est une forme d’état, comme un schéma répétitif, à l’imag
e d’un hamster tournant dans sa cage, d’un monde que nous fabriquons nous même. Une ronde ou nous tournons dans le connu, dans l’expression visible de notre propre conditionnement, qui n’est pas hors de nous-même, où chacun est porteur en soi d’un bout du monde. Ce qui nous y maintient c’est d’y croire, comme une pièce de théâtre, un film, comme une illusion qui s’est matérialisée. Le fait d’y croire ensemble compose un ensemble d’actions, réactions d’un monde dans lequel nous interagissons. Monde où l’on projette notre envie, nos désirs mais comme l’a dit Romain Gary, écrivain, poète « La vie nous fait à l’aube une promesse qu’elle ne peut tenir ». On a beau vouloir les saisir, rien ne nous garantit que l’on puisse y parve
nir, tenu par nos schémas d’habitudes.
Samsara et Karma sont des notions qui ne vont pas l’une sans l’autre, il n’y a pas de Samsara si on n’y a pas participé avec plus ou moins de marge de manœuvre à l’intérieur : je ne suis pas que pris au jeu, j’y participe. Pour sortir du conditionnement ou Samsara, il s’agit d’abord de faire l’inventair e de la situation dans laquelle nous sommes, du mécanisme à l’œuvre. Nous sommes pris dans une chaine de 12 liens interdépendants, d’une co-production conditionnée où pas un seul n’existerait sans l’autre, toutes les pièces agencées pour que cela fonctionne. Chaine que l’on alimente par notre ignorance pour commencer, de notre véritable nature, il va se développer qq chose de ce que le « je » croit à l’existence dur comme fer. Nous donnons existence ainsi à l’autre, à l’interaction d’où vont découler toutes nos émotions, sensations, perceptions d’objets soient agréables, soient désagréables. La soif ou le vouloir saisir fait rentrer le « j e » dans une action ou naissance, matérialisation de l’action et le cycle reprend. Si je me défais de l’ignorance, j’inverse la chaine et tout ce qui en découle se défait. Celui qui s’éveille est celui qui comprend les rouages et se donne la possibilité d’en sortir par lucidité, conscience, vigilance et finalement sagesse. Revoir : ici .
Article : Exercices pratiques : chercher ou réside son « Moi »