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D’après l’émission sagesses et des travaux de "l'intuition" d'Henri Bergson, un temps qui serait l’éternel présent dans sa réalité en elle-même manifestée en dehors de tout discours. La durée selon Henri Bergson n’est pas accessible à l’usage pratique du langage, à l’utilité de l’action, ni au temps chrono, mais doit être saisie à partir de sa substance. Pour Bergson, la durée est la conscience intime et vécue du temps dans son altération, la substance même de la réalité, durée non seulement psychologique mais métaphysique, révélant l’être même des choses. Seul
l’instant présent se présente à nous et pour en avoir une conscience nous avons besoin d’une mémoire, porteuse de nos schémas acquis donc habitudes mentales qui vont révélées notre vie intérieure. Dans ce que nous vivons dans l’instant, coexistent le passé et le présent, le présent n’étant que du passé contracté dans la perception présente. La durée elle-même est son actualisation dans le présent, ce qui rend le temps recueilli dans la mémoire, l’étoffe même des choses. Lorsque les potentialités de ce qui a été inscrit dans la mémoire, donc les virtualités s’actualisent, Bergson parle d’élan vital, de création. Ainsi dans l’instant, le tout peut émerger, il n’y aurait qu’une différence de degré de la matière inerte au vivant végétal et animal et à la conscience humaine. Thèse qui élimine le déterminisme mécaniste de causalités déjà établies ou de tout dessein, car la durée en tant qu’élan vital est un jaillissement continu d’invention, de nouveau. L’homme concentre tous les degrés possibles de l’élan, il est la mémoire de l’univers tout entier. Voir aussi : Chemins qui mènent ailleurs Henri Atlan et Roger-Pol Droit chercheur au CNRS,
« Enjeu d’exister » de Daniel Sibony dénonce le « je » en prise avec ses jeux