De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Il dicte sa loi, il juge, il châtie, il récompense, il aime, apprécie, désapprouve… Il a tous les traits de l'esprit humain, mais dépouillés de leurs imperfections habituelles. Cette attitude fait vivre la démarche spirituelle sous le regard de l'Autre: elle est caractérisée, au niveau fondamental, par une attitude d'esprit très dualiste face au grand dieu, grand créateur, grand juge, grand architecte… ; au niveau de l'enseignement, par une rigidité dogmatique et formaliste dans l'adhésion à une révélation posée comme vérité a priori ; et, au niveau pragmatique, par une morale fondée sur la juridiction, avec le grand législateur, sa loi révélée, le grand juge, son jugement, son châtiment, et une mentalité dominée par la culpabilité. Dans l'approche théiste, nous attendons d'être sauvés, nous attendons que Dieu, que l'Autre transcendant nous sauve. La réalité, la vérité se trouvent dans l'Autre, là-bas, ailleurs, et on espère être sauvé par Lui. L'anthropomorphisme essentiel est de transposer le mode cognitif humain dualiste, à Dieu, et d'en faire quelqu'un, une personne qui existe. C'est en fait attribuer à Dieu une identité qui le fait être autre. L'anthropomorphisme essentiel est l'expérience dualiste de Dieu. Si l'on pose cette dualité comme irréductible, on absolutise le relatif, le relationnel dualiste et on s'enferre dans celui-ci. C'est la critique de certaines déviations que l'on peut appeler : « état d'esprit théiste », et que l'on rencontre à des degrés divers dans toutes les traditions. Elles sont en fait la réification de la divinité, une forme de matérialisme spirituel.