De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Pour rencontrer le dharma, il faut rencontrer un maître qui sera soit un maître dans le sens complet ou simplement, dans un premier temps, un ami spirituel, un ami de bien. Cette rencontre est essentielle, parce que c'est au travers de cet ami spirituel que l'on peut comprendre ce qui est à faire et ce qui est à abandonner, que l'on peut comprendre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, et comment progresser sur la voie vers l'éveil. 
Cette rencontre est donc essentielle pour une pratique profonde et fructueuse. Il est important de rencontrer un ami spirituel doté de toutes les qualités qui le caractérisent. La rencontre d'un maître parfait et d'un disciple parfait est très rare; on en voit très peu, c'est un peu comme voir des étoiles en plein jour! Il y a donc forcément des compromis. Si le maître n'a pas trop de qualités mais que le disciple en a beaucoup, ce n'est pas trop grave, parce que, si le maître est ordinaire, mais que le disciple au travers du maître et surtout au travers de sa confiance perçoit la nature ultime, il retirera de cette relation la bénédiction de l'esprit éveillé. Le maître finalement n'est qu'un vecteur de transmission dans ce cas. C'est donc la dévotion du disciple qui va tout faire et le maître n'est alors qu'un corps qui permettra au disciple de diriger sa dévotion et, du fait de cette qualité exceptionnelle de confiance, celui-ci recevra la bénédiction de l'esprit éveillé au travers de ce maître qui n'est pas tout à fait parfait. L'inverse est plus délicat: si le maître est pleinement réalisé mais que le disciple n'a pas l'ombre d'une qualité, il n'y a rien à faire parce que le disciple ne verra dans le maître que l'être ordinaire. Sa vision erronée ne lui permettra pas de reconnaître la nature éveillée du maître. Il ne verra qu'un être ordinaire et il pourra même projeter ses défauts sur ce support qu'est le maître. L'idéal est tout de même que le disciple ait beaucoup de qualités, et qu'il trouve un maître parfait. Mais si on n'y arrive pas, on peut se contenter d'un maître un peu moins parfait ! (suite) : Lorsqu'on médite souvent...