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r mieux décoder l’autre, mais un développement défaillant, un trouble des interactions précoces ou déficit psychoculturel comme un pays en guerre, centre le sujet sur lui-même ou au contraire le décentre vers l’autre. Une mère autocentrée perçoit son enfant comme une menace, à l’inverse un parent au psychisme vide va le suremplir « tout pour lui, puisque je ne suis personne ». Les autistes décodent mal les mimiques et donc l’émotion du monde intime de l’autre, ils vont pour se sécuriser être dans les auto-contacts et freiner ainsi le développement de leur empathie. Ils sont collés au signifiant qui les submerge, ils ont du mal à se séparer et à créer l’espace ou les autres enfants aménagent des passerelles de mots. C’est vers le 2ème mois que l’enfant commence le développement empathique avec qqs comportements imitatifs ce qui lui permettra l’acquisition de la convention parolière. Chez les psychopathes, qui n’ont jamais appris à se décentrer d’eux-mêmes, l’autre est perçu comme un simple signal dans leur empathie d’objet, comme tout prédateur il ne va pas être gêné par la souffrance infligée. Pour les psychotiques, les mimiques sont mal décodées, un sourire va être pris pour du mépris et un silence pour de la malveillance, ils sont prisonniers de leurs propres interprétations. Il faut se décentrer de la perception de soi pour se représenter un non soi, tenir compte de la perspective d’autrui pour désirer rencontrer l’autre qui nous engage dans le travail de décentration de soi.
Conférence du neuropsychiatre B Cyrulnik cette faculté à rebondir et La méditation résilience, adaptation intelligente au monde