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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 11:30

Un thérapeute de l’homme, de l’homme entier.

Graf Dürckheim reconnaît les maladies physiques, psychiques, psychosomatiques et, en regard de celle-ci, les thérapies pragmatiques qui peuvent aider l’homme a retrouver la santé, c’est- à-dire l’état d’équilibre relatif qui précède la maladie.

Mais il envisage ce qu’il appelle lui-même la thérapie initiatique sur un tout autre plan.

L’homme en bonne santé, sur les plans qui viennent d’être évoqués, peut être malade de ne pas être celui qu’il est au fond. Dans un langage bouddhiste, on dirait sans doute que l’homme est malade de la distance qu’il a prise avec sa vraie nature.

Graf Dürckheim parle de la distance qui nous sépare de notre Etre essentiel. Les symptômes de cette maladie sont le désordre intérieur, le manque de calme intérieur, le sentiment d’insécurité qui conduit à une angoisse existentielle et aussi, il insistait beaucoup sur ce point, un manque de joie de vivre.

L’expérience ? C’est la libération de notre nature profonde hors des chaînes d’un moi dépendant du monde. C’est l’expérience mystique ; l’expérience mystique naturelle. Pourquoi naturelle ? Parce qu’elle est inhérente à la vraie nature de l’homme, à son être essentiel, dit Dürckheim. Ce sont ces moments de notre vie au cours desquels, d’un instant à l’autre on se sent, tout simplement, en ordre. Expérience de plénitude, de silence, de simplicité. Une expérience dans laquelle on éprouve une paix profonde. “Ces moments de notre vie au cours desquels nous avons été très près, ne serait-ce qu’un instant, de la vérité de la vie”.

L’exercice ? Parce que, pour devenir ce que l’expérience nous a permis de découvrir, “il faut se prendre en mains, comme l’artisan prend quotidiennement dans ses mains l’œuvre non encore achevée”. L’exercice ? C’est exercer une autre manière d’être dans le quotidien.

Extrait d'articles de "Nouvelles clés"

Le son du silence, K.F Dürckheim, éd. du Cerf L’esprit Guide, K.F Dürckheim, éd. Albin Michel Le Centre de l’être, Jacques Castermane, éd. Albin Michel Les leçon de Dürckheim, Jacques Castermane, éd. du Rocher

Toujours oeuvre en terre.

Merci à Marcelle, Yog et Swashistana d'en  avoir parlé !

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 10:41
Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong. La poésie est pour ce maître zen vietnamien, installé en Dordogne au village des pruniers, le moyen de nous transmettre sa réalisation à travers des mots et des images sensibles qui nous touchent. shanga Rimay

 

Ne dites pas, je serai parti demain,
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde
bourgeon sur une branche printanière,
oisillon aux ailes encore fragiles,
apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
chenille au coeur d’une fleur ;
bijou caché dans une pierre.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer :
Mon coeur est rythmé par la naissance et
la mort de tout ce qui est vivant.

Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière,
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire,
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique,
aux jambes pareilles à des bambous fragiles,
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation,
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate,
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

Je suis un membre du Politburo,
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, chaude,
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie.
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante,
au point d’emplir les quatre océans.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms,
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires,
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms,
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur,
la porte de la compassion.


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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 10:25
« Brève apologie intempestive du bonheur »
Bertrand Vergely en petit déjeuner philo le lendemain de l'article d'hier toujours par chez moi :

Nous assistons à une mort du religieux et du politique et nous ne donnons plus aucun sens à la destinée individuelle, ce qui nous empêche de nous réunir autour d’un sens.
On reproche trois choses au bonheur, son caractère illusoire car il ne dure pas, le fait qu’il soit bête et le fait qu'il soit indécent.
« Vanité tout est vanité », nous ne pouvons pas avoir la satisfaction de tous nos désirs seulement des instants, Schopenhauer : « la vie passe de la souffrance à l’ennui ». En fait la plus grande illusion de l’homme c’est le bonheur, Pascal : « les hommes cherchent à s’amuser au lieu de prendre conscience du côté dramatique de la condition humaine ». Etre heureux est perçu totalement irresponsable et être autosatisfait est une déroute de la pensée, quand à l’indécence, il y a une révolte selon Camus à se prétendre heureux devant la souffrance des innocents mais c’est là rajouter de la souffrance à la souffrance. Ce qui est La philosophie de la révolte, du désespoir est représenté par Michel Onfray : « l’homme est un accident de la nature », comme s’il y avait en fait une critique du bonheur pour trouver la quiétude de l’âme, derrière la dénonciation se trouve la quête. L’attitude du sceptique est une auto protection cela lui permet de ne plus être surpris, mais plus on est sceptique plus on recherche le bonheur secrètement. Marx et Nietzsche sont revenus sur leur scepticisme.
Le problème c’est de naviguer entre l’utopie et le désespoir, quand je ne suis pas dans l’utopie, je suis dans le désespoir, la mort m’enlève mon « moi » : je fais un gros caprice !
En fait le bonheur se trouve dans les petites choses simples, c’est la sagesse d’être modeste, comme des clins d’œil de l’existence, pour Heidegger « il est quelque chose et pas rien » et il faut qu’il y ait quelqu’un conscient de ce quelque chose. Ceux qui veulent le bonheur sont dans la gratitude, position des stoïciens et des épicuriens : Avoir un peu de plaisir sans vouloir tous les avoir. Dans la capacité de résilience pour surmonter un malheur, on utilise ce qu’on a. L’utopie c’est le réel, c’est la réalité qui permet de nous structurer, c’est quand la vie est bête qu’elle est malheureuse et nous fait gâcher des possibilités d’être heureux. Le bonheur est bête quand on se satisfait d’un certain nombre de choses.
L’être le plus malheureux est l’ado quand il est boudeur, rebelle et ne dit jamais merci !
C’est de la panmuflerie  Charles Peguy, aucune reconnaissance, ce qui fait dire à Alain que c’est facile d’être triste et la capacité de résister à la tentation de rouspéter est une vertu. Le bonheur est une attitude de résistant et de croire aux possibles « yes we can » !
Les 5 règles du bonheur : demandes toi ce que tu peux faire pour les autres – n’aggraves pas les choses, n’en rajoutes pas – gardes toi des conclusions générales, des philosophies négatives de l’existence- ne te brouilles pas avec les amis- ne te mets pas dans une situation inconfortable de mal être.
Nous avons un pouvoir d’action sur nos vies, la capacité de transformation sur notre mental.
Les fascistes sont des hommes profondément pessimistes. La psychanalyse a mis en lumière dans l’homme la dimension de culpabilité, de punition. Le doute est une perversité qui aveugle. Alors que conscient de la préciosité de la vie, je partage, c’est parce que j’en ai profité que j’en fait profiter les autres. Le sens de la vie n’est pas intellectuel mais un fait.
  Epictecte  face à son bourreau :« tu peux me tuer mais non me nuire », toute dose de mal ne peut étouffer le bien. La fonction fabulatrice de Bergson, vivre c’est croire dans la vie, notre humanité est plus forte que la méchanceté. Et pour terminer avec Alain "la fraise a le goût de la fraise et la vie le goût de la vie."

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:28

"L’art du bonheur" réunissait par chez moi, un philosophe, une psychologue, un psychanalyste et une journaliste…Avec Bertrand Vergely « brève apologie intempestive du bonheur », Marie de Hennezel « la chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller », Jean-Claude Liauget « Du bonheur d’être fragile »et Armelle Oger « Etats de crise ».

Pour le philosophe : « Le bonheur c’est ce qui est de bonne augure »,  signes avant coureurs. Pour Alain, être malheureux, c’est ce qui a de plus facile. L’idéal se situant entre « cuculand » et « trash » : l’état de vie se trouve dans le déséquilibre. Pour les scientifiques : nous vivons les choses dans l’équilibre alors que tout a l’air déséquilibré. L’univers est agissant et sous le fonctionnement de causes à effets : garder un caractère d’émerveillement par rapport à la vie, les choses les plus précieuses sont les plus vulnérables. « Pour agir commencer par ne pas agir » : Lao Tseu. Rester dans la contemplation du tout est vivant, la béatitude : le plaisir c’est satisfaire un besoin, la joie c’est exister et la béatitude est que tout existe. Le drame des hommes c’est de savoir s’ils le seront toujours, la mort est une abstraction, la mortalité c’est ce qui nous permet de mourir, nous devenons moral par la mortalité. En fait ce qui nous fait mourir : c’est la bêtise ! Pour cela, selon un grand Lama : faire des choses utiles, éviter le mal et se transformer.

Pour la psychologue : « Serait d’extraire du chaos de nos vies un peu de lumière » , l’harmonie n’est pas un état stable, il faut faire confiance à notre énergie de vie. L’acceptation de notre être fragile, ouvre la communication, nous rend humain, élargit notre dimension, le regard de l’autre nous constitue : « l’au delà est au dedans ». « Qui perd gagne », notre vie est une succession de deuils et en même temps de gains, à noter qu’en hébreu : grand âge et ivre de joie sont le même mot ! Arriver à irradier de l’intérieur, la mort est une sortie du temps.
Pour le psychanalyste : « La conception régressive : le paradis » et une définition de Freud : « être assez  dans son désir pour être capable d’aimer et d’agir ». Nous sommes constitués d’individualités en conflit , notre vie est une succession de pertes de notre toute puissance, ça  va être alors notre capacité d’affronter l’inconcevable, l’inconnu. Le culte de la toute puissance mène au vide, alors que l’acceptation de notre fragilité libère notre puissance de vie. Le bonheur c’est de penser ensemble, accepter la perte, passer par ce que l’autre veut.
Pour la journaliste : « c’est quelque chose de non chronique, des instants, qui suivent des crises salvatrices ». Elle a fait une enquête sur 200 personnes qui ont changé à un moment donné de vie, le moment ou il a fallu couper du passé pour pouvoir renaître à autre chose.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 18:45

Pour le 100 ème anniversaire

"La pensée sauvage puis en 1962, il publie également un tout petit livre qui s’appelle Le totémisme aujourd’hui. Et l’ensemble est une révolution dans la manière de concevoir les cultures des autres. Dans Tristes Tropiques, on voit déjà qu’il y a une égalité de traitement entre les cultures des Indiens et les nôtres, cela touche au fonctionnement mental et intellectuel. C’est comme cela que naît le Structuralisme  pour étudier les structures de pensée en général. Et c’est ainsi que Lévi-Strauss a inscrit l’un des premiers pas de la révolution structuraliste à savoir que la pensée sauvage est en chacun de nous, qu’elle n’est pas antérieure à la pensée civilisée." Entretien avec Catherine Clément, philosophe.

"Il n'est pas d'ouvrage plus humain que Tristes tropiques, où l'auteur renoue avec la vieille tradition du voyage philosophique et où l'on comprend que sa passion pour les peuplades primitives est une sorte de quête de la naissance de l'humanité. Le secret de l'immense audience de Lévi-Strauss, en France et à l'étranger, comme auprès de toute une jeunesse de diverses disciplines, c'est de réaliser une oeuvre rigoureuse, strictement scientifique, de réfléchir en même temps sur cette oeuvre, d'en scruter la méthode, de dégager la philosophie qui s'y incarne et de demeurer avec tout cela une sorte de Rousseau, misanthrope et ami des hommes, qui rêve parfois de réconcilier l'Orient et l'Occident dans l'idée  d'un marxisme qui affranchirait l'homme de ses chaînes économiques et un bouddhisme qui le libérerait de ses chaînes spirituelles. Ce qui montre sans doute que l'homme est un animal plus résistant qu'il ne semble, que ni lui ni Dieu ne sont complètement morts et qu'une forme d'humanisme survivra, celle qui saura sans cesse approfondir la recherche du sens. "RFI

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 11:59

  Khalil Gibran      Khalil Gibran L’artiste émerveillé Son chef-d’œuvre : “Le Prophète"     

Salle unesco à Paris pour le 125 ème anniversaire avec de nombreux artistes ce vendredi...                  

                               Appartenir au futur
         l’homme ne peut s’attarder sur le passé, car il doit être en renouvellement perpétuel. Le « moi-divin » doit se débarrasser de ce qui est vieux pour laisser de l’espace à ce qui arrive de nouveau. Vivre dans l’hier, c’est donner une autorité aux morts sur les vivants, c’est se figer et nier sa liberté. Le moi-divin appelle toujours vers l’avenir. C’est en ce sens que Gibran recommande aux parents de ne jamais vouloir faire de leurs enfants des prolongements d’eux-mêmes, des copies qui leur ressemblent : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. »
                               Être relié à l’univers
      la destinée humaine est irrévocablement liée à celle du cosmos. « La loi veut que nous vivions l’un par l’autre », écrivait-il. Il considérait le monde naturel comme un être vivant : « Si vous chantez la beauté alors que vous êtes seul dans le désert, vous aurez un auditoire. » Le monde naturel est ce à quoi nous devons toujours nous relier.                                                      S’aimer soi-même
      Gibran honore la confiance en soi, une vertu qui permet de ne jamais céder aux illusions du prestige ou des richesses. Pour lui, le bonheur naît aux confins du cœur, il n’est jamais le fruit des événements extérieurs. Tout part de soi.
« Il est en moi un ami qui me console à chaque fois que les maux m’accablent et que les malheurs m’affligent. Celui qui n’éprouve pas d’amitié envers lui-même est un ennemi public et celui qui ne trouve pas de confident en lui-même mourra de désespoir. »  

La calligraphie vient de : ici

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 17:27

Tout est une question de verbalisation…
Là où il y a la parole, la guérison arrive ! Et il faut un lieu pour que cette parole émerge, parfois même une médiation.       Que penserait Dolto des blogs…Et selon vous ?
La formulation de la souffrance, la symbolisation des désirs, car il s’agit beaucoup de cela, sont les fondements de la psychanalyse. Ce n’est pas le lieu où l’on soigne mais là où il y a eu parole, pour Lacan « la guérison arrive de surcroît »…Le symptôme est le porte parole du sujet.
Le « dire » humanise toutes nos souffrances, nos plaisirs quand ils sont dits, permet d’agir sur nos pulsions agressives, de sortir un « je » enfoui et de l’humaniser.
Tout est possible dans le langage dans le respect des interdits structurants pour l’enfant, faire sortir l’imaginaire qui soutient le désir et le plaisir de besoin de relation. Vivre c’est la relation à l’autre.
Pouvoir différer en mots l’insatisfaction, le désir se parle, le désir c’est prendre, rejeter : pouvoir accepter cette dynamique de l’inconscient. Le contraire de l’amour ce n
’est pas la haine, c’est l’indifférence : Freud.
Le bébé est un sujet
social en devenir, la mère doit toujours être dans le social, accepter la maturation de l’enfant, en prévention de tous les troubles névrotiques, retards psychosomatiques. C’est parce qu’on s’aime qu’on peut se séparer.
Il peut y avoir un père symbolique à partir du moment ou on le parle, où il y a dans l’esprit de la mère : un autre qu’elle même, elle n’est plus auto suffisante. Rendre l’acte fondateur au sujet lui même, laisser le sujet se déployer dans son propre accomplissement.
La solitude est la relation fondamentale à son propre manque. Une fois parlé, l’acte devient dérisoire, lié à ce sentiment de solitude.

Mais rassurez vous depuis le "Maitre" d'autres médiations sont possibles : la psychologie actuelle considère que l'origine de certains troubles est consciente et qu'il ne suffit pas de parler pleurer analyser ou interpréter pour aller bien...Articles précédents : Dolto vraiment…pour la cause des enfants (video)

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:03

La complainte du pauvre petit « moi » qui s’apitoie.. .

Oh ! comme je suis malheureux

Tout le monde m’en veut…                         

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie.

Quand il broie sur soi.

Oh ! comme je suis seul

Personne ne franchit le seuil…

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie

Quand il a cloisonné son petit chez soi.

Oh ! comme j’ai peur

Ils me font tous horreur…

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie

Quand il découvre son monde intérieur avec effroi.

Oh ! comme je suis triste

Ma douleur persiste…

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie

Quand il existe avec émoi.

Oh ! comme je me sens mal

Qu’est ce que j’ai à toujours être malade…

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie

Quand le râle a alors attaqué son foie.

Oh ! comme je me sens las

Qu’est ce qu’ils attendent pour sonner le glas…

C’est la complainte du pauvre petit moi qui s’apitoie

Comme il subit toutes ses voix et ne trouve pas de voie.

C'est ce que Robina appelle la "pity party"...Très efficace à chantonner quand on est tenté de s'y adonner !

Qui est Robina? ici


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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 17:02

L'erreur ne vient pas de ce que je perçois, mais du jugement qui se surimpose. De la perception à la position d'un jugement, c'est là que se situe l'erreur, nous sommes alors dans une illusion.

R. Descartes dans les méditations métaphysiques : "Ne pas se fier à ce qui nous a déjà trompé".

M.Merleau Ponty dans "l'oeil et l'esprit", s'insurge contre le corps comme obstacle, c'est une philosophie de l'amour dans la mesure où il s'agit d'éprouver le monde par son corps.

Dans l'anorexie le corps est un obstacle, un rejet contre une norme."Une vie véritable serait elle une vie passée loin du corps?", "Comment arriver à vivre alors que nous ne sommes pas seulement un corps?".

Pour Nietzsche, le corps est le lieu de la pensée, et parlait de la malédiction des assis.

Yves klein, le corps est comme une sculpture qui serait toujours là, il a fait le pari de l'oeuvre par une simple présence.

Camus dans les "Noces", apprend à conquérir cette limite de la carnation avec les richesses du sensible.

Alors que les scarifications dans certaines tribus font rentrer la culture dans le corps, qui a une signification sociale, à l'inverse  les "expansions" corporelles de Schwarzi sont une affirmation narcissique du soi.

En Chine, c'est la dimension intérieure qui importe.

Pour Maria Donata d'Urso dans la danse c'est reconquérir son corps de l'intérieur pour atteindre une plénitude.

Emission avec Marion Richez, cliquez : iCI

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 16:15

Jean Pierre Schneltzer, psychiatre et psychanaliste est à l'origine du centre bouddhiste de Montchardon.org dans le Vercors : ici

Le bouddhisme connaît bien entendu l’existence de maladies physiques dues à des causes diverses : froid, chaud, vent, mauvaise nourriture, manque d’hygiène, accidents traumatiques. Il n’a pas manqué de développer au fil des âges des thérapeutiques médicamenteuses ou chirurgicales
Au-delà des causes sec
ondes occasionnelles, se tiennent des causes primaires qui peuvent jouer un rôle fondamental dans l’éclosion des troubles. C’est que l’individu est toujours saisi dans sa globalité et qu’il comporte des aspects relevant des domaines, corporel, mental et spirituel, pour reprendre la terminologie occidentale, corpus, anima et spiritus, qui correspondent grossièrement à la tripartition bouddhique mondes du désir, de la forme pure, et informel.
C’est ainsi que la thérapeutique complète comprend la cure des maux physiques, psychologiques, et spirituels. « Le Bouddha s’adapte aux diverses formes de maladies mentales dont souffrent les êtres et il les guérit par des remèdes divers », dit Nâgârjuna. Cela n’est sans doute
pas révolutionnaire à première vue pour notre époque, qui a vu apparaître la médecine psychosomatique et les psychothérapies, mais par :
L’affirmation que la maladie s’enracine
dans le désir, la répulsion et l’ignorance, à l’instar de l’existence elle-même, que son origine première est métaphysique, et que pour être radical son traitement doit atteindre ce niveau, celui fondamental de la conscience non-duelle.
L’extension dans le temps de ces racines ne se satisfait pas des remontées jusqu’à l’enfance des psychanalystes, jusqu’à la naissance et la gestation de certaines techniques contemporaines de rebirth, ni jusqu’aux archétypes jungiens, mais doit,
effectivement prendre parfois en compte les traces agissantes des vies passées conservées dans une mémoire individualisée.

Emission du 23/11, cliquer : ici

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