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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:14

Nouveau tournant dans l’histoire des sciences…
Après la découverte de la terre…ronde, puis du Darwinisme…et maintenant avec la conscience.
La conscience est une combinaison entre l’attention et la mémoire, équilibre dynamique d’une adaptation de réseaux de connections, de substances chimiques.
2 approches actuellement, l’une modulaire sur des différentes parties du cerveau, l’autre globale, le cerveau comme un tout avec des interactions.
Le cerveau toujours en mouvance et en plasticité par les associations des neurotransmetteurs.
Tous les phénomènes plastiques dépendent d’un apprentissage, c’est une succession de réactions à l’environnement, qui ont un impact sur notre cerveau. Nous avons la faculté d'imiter par les neurones de l'empathie : cerveau en miroir.
Les informations utiles sont sélectionnées par l’attention, il ne peut y avoir 2 schémas d’activité se superposer, c’est pourquoi il faut éviter la surcharge sensorielle.
C’est une temporalité en 2 temps de la perception, le 1er temps de la perception plus de l’ordre du conscient, suivi d’une perception mentale plus de l’ordre de notre inconscient, donc empreint de nos affects.
C’est dans cette dynamique conscient, inconscient que s’établit la connaissance, on produit du sens, des interprétations, des croyances, des fictions…Fictions individuelles, collectives du monde s’interpénètrent…Tout en dualité…Ou se situe alors la réalité ? Et quelle réalité ?
Désapprendre devient tout aussi crucial qu’apprendre pour se dessaisir de cette hallucination…

Pour revoir l'émission cliquer : iCI

Oeuvre en terrre en lien sur cette page.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 11:34

Matthieu Ricard, scientifique et bouddhiste

La méditation peut-elle être une pratique strictement laïque ?
La méditation, comme le dit le dalaï-lama, peut faire partie d'une spiritualité laïque. La particularité des bouddhistes a été, depuis 2 500 ans, de faire des investigations sur la façon dont fonctionne l'esprit. Par esprit, j'entends le flot de la conscience. Ils ont une compréhension très subtile des mécanismes mentaux, et cela n'a rien de religieux. Lors d'une rencontre à Boston (Massachusetts), entre le dalaï-lama, des méditants et les scientifiques d'Harvard, Steven Kosslyn, en charge de la chaire de psychologie, a commencé son intervention par une déclaration d'humilité devant la masse de données - empiriques - qu'apportent, dans le domaine de la psychologie, les contemplatifs.

Comment, en France, trouver un instructeur ?
Il y a un problème de compétences, peu de guides qualifiés, et le lobby des psychanalystes qui bloquent le milieu académique. Comme il n'y a pas de thérapie cognitive enseignée dans les universités, les gens se rattrapent sur des coaches qui n'ont pas de formation, c'est la foire d'empoigne. David Servan-Schreiber, Boris Cyrulnik apportent une vision un peu différente des choses. Les mouvements liés aux thérapies cognitives et les techniques de Jon Kabat-Zinn sont développés avec succès, dans plus de 200 hôpitaux américains, pour diminuer les douleurs postopératoires et celles associées au cancer et autres maladies graves.

En France, certains centres hospitaliers commencent à utiliser ces méthodes : à Lyon, Patrick Lemoine et Frédéric Rosenfeld, et, à Paris, Christophe André, à Sainte-Anne, qui travaille sur les phobies. Mais, cela reste très mal vu et on est nettement en retard par rapport à l'Angleterre et l'Amérique.

Pourquoi se priver de remèdes simples et efficaces ? L'entraînement de l'esprit c'est avoir à faire avec ce dont nous sommes tous dotés, du début à la fin de notre vie, et dont on s'occupe si mal.


"L'Art de la méditation", de Matthieu Ricard, NiL éditions
Propos recueillis par Florence Evin
Pour revoir article précédent : "L'art de la méditation" de Matthieu Ricard (audio)

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 14:35
La violence des rapports ordinaires
C'est la complète indifférence d'un père ou d'une mère

La violence des rapports ordinaires

C'est un copain, un ami, un frère...traître
La violence des rapports ordinaires
C'est utiliser l'autre pour paraître
La violence des rapports ordinaires

C'est de n'avoir aucune conscience de nos effets sur tout être
La violence des rapports ordinaires

C'est de juger sans connaître
La violence des rapports ordinaires
C’est de se complaire en commère
La violence des rapports ordinaires
C'est sans aucune retenue de promettre
La violence des rapports ordinaires
C'est désigner des coupables sans s'y reconnaître
 La violence des rapports ordinaires
C'est de ne rien écouter ni savoir se taire
La violence des rapports ordinaires
C’est de voir, entendre, assister et…se taire
La violence des rapports ordinaires
C'est de toute responsabilité se soustraire
La violence des rapports ordinaires
C'est de déverser sur les autres tout son mal-être
La violence des rapports ordinaires
C'est d'éliminer ce qui sur notre chemin se met en travers
La violence des rapports ordinaires
C'est de ne se soucier que de son propre bien être
La violence des rapports ordinaires
C’est de la chair d’un autre être se repaître
La violence des rapports ordinaires

C'est de souiller la terre qui nous a fait naître
.
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 11:30
Vivre en pleine conscience, c’est vivre le moment présent. Tout simplement ! On n’a pas besoin de s’observer longtemps pour constater que notre présent est presque toujours habité par… le passé et le futur ! On saute du lit le matin en pensant à tout ce qui nous attend dans les prochaines heures et on rentre le soir avec tout ce qu’il y a eu de bon et de moins bon dans la.journée.
La tête pleine de souvenirs et de projets qui se bousculent sans arrêt, comment pouvons-nous alors réellement apprécier, par exemple, la joie de l’enfant débordant de bonheur à nous retrouver ? Nous ne sommes pas là avec lui, à partager sa joie de vivre... nous sommes ailleurs à laisser trotter dans notre tête ce qui ne fait plus ou ne fait pas encore partie du présent.
Comment pouvons-nous réellement voir la tendre beauté d’une fleur si notre esprit vagabonde entre l’hier et le plus tard ? Comment pouvons-nous être fasciné par la radiante beauté d’un coucher de soleil si nous l’observons distraitement en pensant aux plaisirs à venir du souper qui mijote ?
La joie, la paix, le bonheur nous entourent constamment dans les simples petits traits et gestes de tous les jours. Si nous ne sommes pas pleinement là pour les apprécier, comment pourrons nous jouir de leur réalité ?
Nous passons le tiers de notre vie endormis ( 8 heures de sommeil, en moyenne sur 24 ). Combien, des deux tiers restants, vivons-nous pleinement, bien ancrés dans le merveilleux présent, à jouir pleinement de cet indescriptible cadeau qu’est la vie ?
Pas étonnant qu’on entende fréquemment des remarques du genre : "... mes dernières vacances" ou encore "ma jeunesse" et même "ma vie, ça a passé tellement vite ... je n’ai rien vu !"
Vivre le moment présent ... Nous sommes ici et maintenant ... Nous en sommes conscients et le seul moment à vivre est cet instant présent. Unique et merveilleux moment ... C’est le seul moment qui soit réel.
Calme, Sourire, Instant présent, Moment unique.

La marche attentive est une marche en pleine conscience : ancrée dans la terre de nos ancêtres, ouverte à ce qui nous entoure. C'est une marche lente, sensible à nos appuis et rythmée par la respiration : "Calme..."
Thich Nhat Hanh
le Miracle de la Pleine Conscience, L’espace bleu, 1994
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 11:35
Les occidentaux sont très matérialistes, et ceci dure depuis des générations. C'est inscrit dans leurs gênes. C'est comme s'ils avaient un sang très matérialiste et ceci explique la difficulté à avoir du spirituel. Tant que vous êtes matérialiste, tant que votre esprit fonctionne sur ce registre, il n'y a pas de moyen d'être dans le spirituel. je vous l'assure.
L'attitude matérialiste entraîne une tendance à regarder les choses et à y croire telles qu'elles nous apparaissent. Croire à ce qu'on voit est une attitude très matérialiste et il est alors impossible d'avoir une quelque conque ouverture, parce qu'on est enfermé dans ce qu'on voit, dans ce qu'on entend, dans ce qu'on touche et qu'on sent. Et il n'y a pas moyen d'étendre son point de vue.
Le spirituel est universel, vaste et profond. Comme nous avons un esprit étroit et matérialiste, il est difficile de développer de la spiritualité à cause du manque d'espace. La spiritualité entraîne une façon de penser différente: les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. L'esprit matérialiste affirme que ce qui est là est réel. Ce sont donc deux points de vue très contradictoires, très opposés. Quiconque a un esprit matérialiste a du mal avec la spiritualité.
Pour développer la spiritualité, il faut réduire la compréhension qu'on a de son environnement. Le monde a deux aspects: collectif et individuel. Le monde collectif est un assemblage de mondes individuels. En premier lieu, il faut faire face à son propre monde, à son monde individuel. Il faut minimiser notre attachement à ce monde personnel et tenter d'avoir une autre façon d'approcher les choses.

Trouver une façon qui ne soit pas ordinaire, "normale". Ce qu'on appelle "normal" est ce qu'on a l'habitude de faire. En fait, c'est une façon de faire « anormale », et on l'appelle « normale » parce qu'on pratique cette façon de faire depuis des générations. Il faut donc approcher notre monde individuel autrement. Il faut avoir des connections avec le monde, qu'il soit individuel ou collectif. Mais la façon d'entrer en contact avec ce monde, de s'y connecter, doit être correct, spirituel et non matérialiste.

On en revient à la façon dont nous percevons le monde qui nous entoure. Nous le percevons comme très solide, comme existant réellement. Mais en fait nous sommes stupides. Si nous nous tapons contre l'espace, on nous prend pour fou. La norme est inversée. Un grand yogi a dit que nous sommes les vrais créateurs de miracles. Les bouddhas et les yogis, les êtres réalisés sont, eux, tout à fait normaux. Ils touchent à la dimension réelle des phénomènes. Nous sommes dans l'illusion. Nous sommes donc des gens qui créons en permanence des miracles, alors que ces yogis réalisent en permanence la réalité ultime. Ce fut pour moi fabuleux de comprendre cela. Ils peuvent agir profondément, car ils sont déjà dans la réalisation, quant à nous, nous en sommes incapables, car trop enfermés dans un esprit matérialiste. L'attitude matérialiste rend les choses solides, nous souffrons. Songeons à cela. Il y a alors de grandes chances de développer la spiritualité.


Gyalwang Drukpa
Le monde quantique scientifique nous ouvre à une toute autre dimension que le matérialisme...
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 11:30

Un thérapeute de l’homme, de l’homme entier.

Graf Dürckheim reconnaît les maladies physiques, psychiques, psychosomatiques et, en regard de celle-ci, les thérapies pragmatiques qui peuvent aider l’homme a retrouver la santé, c’est- à-dire l’état d’équilibre relatif qui précède la maladie.

Mais il envisage ce qu’il appelle lui-même la thérapie initiatique sur un tout autre plan.

L’homme en bonne santé, sur les plans qui viennent d’être évoqués, peut être malade de ne pas être celui qu’il est au fond. Dans un langage bouddhiste, on dirait sans doute que l’homme est malade de la distance qu’il a prise avec sa vraie nature.

Graf Dürckheim parle de la distance qui nous sépare de notre Etre essentiel. Les symptômes de cette maladie sont le désordre intérieur, le manque de calme intérieur, le sentiment d’insécurité qui conduit à une angoisse existentielle et aussi, il insistait beaucoup sur ce point, un manque de joie de vivre.

L’expérience ? C’est la libération de notre nature profonde hors des chaînes d’un moi dépendant du monde. C’est l’expérience mystique ; l’expérience mystique naturelle. Pourquoi naturelle ? Parce qu’elle est inhérente à la vraie nature de l’homme, à son être essentiel, dit Dürckheim. Ce sont ces moments de notre vie au cours desquels, d’un instant à l’autre on se sent, tout simplement, en ordre. Expérience de plénitude, de silence, de simplicité. Une expérience dans laquelle on éprouve une paix profonde. “Ces moments de notre vie au cours desquels nous avons été très près, ne serait-ce qu’un instant, de la vérité de la vie”.

L’exercice ? Parce que, pour devenir ce que l’expérience nous a permis de découvrir, “il faut se prendre en mains, comme l’artisan prend quotidiennement dans ses mains l’œuvre non encore achevée”. L’exercice ? C’est exercer une autre manière d’être dans le quotidien.

Extrait d'articles de "Nouvelles clés"

Le son du silence, K.F Dürckheim, éd. du Cerf L’esprit Guide, K.F Dürckheim, éd. Albin Michel Le Centre de l’être, Jacques Castermane, éd. Albin Michel Les leçon de Dürckheim, Jacques Castermane, éd. du Rocher

Toujours oeuvre en terre.

Merci à Marcelle, Yog et Swashistana d'en  avoir parlé !

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 10:41
Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong. La poésie est pour ce maître zen vietnamien, installé en Dordogne au village des pruniers, le moyen de nous transmettre sa réalisation à travers des mots et des images sensibles qui nous touchent. shanga Rimay

 

Ne dites pas, je serai parti demain,
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde
bourgeon sur une branche printanière,
oisillon aux ailes encore fragiles,
apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
chenille au coeur d’une fleur ;
bijou caché dans une pierre.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer :
Mon coeur est rythmé par la naissance et
la mort de tout ce qui est vivant.

Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière,
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire,
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique,
aux jambes pareilles à des bambous fragiles,
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation,
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate,
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

Je suis un membre du Politburo,
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, chaude,
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie.
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante,
au point d’emplir les quatre océans.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms,
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires,
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms,
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur,
la porte de la compassion.


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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 10:25
« Brève apologie intempestive du bonheur »
Bertrand Vergely en petit déjeuner philo le lendemain de l'article d'hier toujours par chez moi :

Nous assistons à une mort du religieux et du politique et nous ne donnons plus aucun sens à la destinée individuelle, ce qui nous empêche de nous réunir autour d’un sens.
On reproche trois choses au bonheur, son caractère illusoire car il ne dure pas, le fait qu’il soit bête et le fait qu'il soit indécent.
« Vanité tout est vanité », nous ne pouvons pas avoir la satisfaction de tous nos désirs seulement des instants, Schopenhauer : « la vie passe de la souffrance à l’ennui ». En fait la plus grande illusion de l’homme c’est le bonheur, Pascal : « les hommes cherchent à s’amuser au lieu de prendre conscience du côté dramatique de la condition humaine ». Etre heureux est perçu totalement irresponsable et être autosatisfait est une déroute de la pensée, quand à l’indécence, il y a une révolte selon Camus à se prétendre heureux devant la souffrance des innocents mais c’est là rajouter de la souffrance à la souffrance. Ce qui est La philosophie de la révolte, du désespoir est représenté par Michel Onfray : « l’homme est un accident de la nature », comme s’il y avait en fait une critique du bonheur pour trouver la quiétude de l’âme, derrière la dénonciation se trouve la quête. L’attitude du sceptique est une auto protection cela lui permet de ne plus être surpris, mais plus on est sceptique plus on recherche le bonheur secrètement. Marx et Nietzsche sont revenus sur leur scepticisme.
Le problème c’est de naviguer entre l’utopie et le désespoir, quand je ne suis pas dans l’utopie, je suis dans le désespoir, la mort m’enlève mon « moi » : je fais un gros caprice !
En fait le bonheur se trouve dans les petites choses simples, c’est la sagesse d’être modeste, comme des clins d’œil de l’existence, pour Heidegger « il est quelque chose et pas rien » et il faut qu’il y ait quelqu’un conscient de ce quelque chose. Ceux qui veulent le bonheur sont dans la gratitude, position des stoïciens et des épicuriens : Avoir un peu de plaisir sans vouloir tous les avoir. Dans la capacité de résilience pour surmonter un malheur, on utilise ce qu’on a. L’utopie c’est le réel, c’est la réalité qui permet de nous structurer, c’est quand la vie est bête qu’elle est malheureuse et nous fait gâcher des possibilités d’être heureux. Le bonheur est bête quand on se satisfait d’un certain nombre de choses.
L’être le plus malheureux est l’ado quand il est boudeur, rebelle et ne dit jamais merci !
C’est de la panmuflerie  Charles Peguy, aucune reconnaissance, ce qui fait dire à Alain que c’est facile d’être triste et la capacité de résister à la tentation de rouspéter est une vertu. Le bonheur est une attitude de résistant et de croire aux possibles « yes we can » !
Les 5 règles du bonheur : demandes toi ce que tu peux faire pour les autres – n’aggraves pas les choses, n’en rajoutes pas – gardes toi des conclusions générales, des philosophies négatives de l’existence- ne te brouilles pas avec les amis- ne te mets pas dans une situation inconfortable de mal être.
Nous avons un pouvoir d’action sur nos vies, la capacité de transformation sur notre mental.
Les fascistes sont des hommes profondément pessimistes. La psychanalyse a mis en lumière dans l’homme la dimension de culpabilité, de punition. Le doute est une perversité qui aveugle. Alors que conscient de la préciosité de la vie, je partage, c’est parce que j’en ai profité que j’en fait profiter les autres. Le sens de la vie n’est pas intellectuel mais un fait.
  Epictecte  face à son bourreau :« tu peux me tuer mais non me nuire », toute dose de mal ne peut étouffer le bien. La fonction fabulatrice de Bergson, vivre c’est croire dans la vie, notre humanité est plus forte que la méchanceté. Et pour terminer avec Alain "la fraise a le goût de la fraise et la vie le goût de la vie."

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:28

"L’art du bonheur" réunissait par chez moi, un philosophe, une psychologue, un psychanalyste et une journaliste…Avec Bertrand Vergely « brève apologie intempestive du bonheur », Marie de Hennezel « la chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller », Jean-Claude Liauget « Du bonheur d’être fragile »et Armelle Oger « Etats de crise ».

Pour le philosophe : « Le bonheur c’est ce qui est de bonne augure »,  signes avant coureurs. Pour Alain, être malheureux, c’est ce qui a de plus facile. L’idéal se situant entre « cuculand » et « trash » : l’état de vie se trouve dans le déséquilibre. Pour les scientifiques : nous vivons les choses dans l’équilibre alors que tout a l’air déséquilibré. L’univers est agissant et sous le fonctionnement de causes à effets : garder un caractère d’émerveillement par rapport à la vie, les choses les plus précieuses sont les plus vulnérables. « Pour agir commencer par ne pas agir » : Lao Tseu. Rester dans la contemplation du tout est vivant, la béatitude : le plaisir c’est satisfaire un besoin, la joie c’est exister et la béatitude est que tout existe. Le drame des hommes c’est de savoir s’ils le seront toujours, la mort est une abstraction, la mortalité c’est ce qui nous permet de mourir, nous devenons moral par la mortalité. En fait ce qui nous fait mourir : c’est la bêtise ! Pour cela, selon un grand Lama : faire des choses utiles, éviter le mal et se transformer.

Pour la psychologue : « Serait d’extraire du chaos de nos vies un peu de lumière » , l’harmonie n’est pas un état stable, il faut faire confiance à notre énergie de vie. L’acceptation de notre être fragile, ouvre la communication, nous rend humain, élargit notre dimension, le regard de l’autre nous constitue : « l’au delà est au dedans ». « Qui perd gagne », notre vie est une succession de deuils et en même temps de gains, à noter qu’en hébreu : grand âge et ivre de joie sont le même mot ! Arriver à irradier de l’intérieur, la mort est une sortie du temps.
Pour le psychanalyste : « La conception régressive : le paradis » et une définition de Freud : « être assez  dans son désir pour être capable d’aimer et d’agir ». Nous sommes constitués d’individualités en conflit , notre vie est une succession de pertes de notre toute puissance, ça  va être alors notre capacité d’affronter l’inconcevable, l’inconnu. Le culte de la toute puissance mène au vide, alors que l’acceptation de notre fragilité libère notre puissance de vie. Le bonheur c’est de penser ensemble, accepter la perte, passer par ce que l’autre veut.
Pour la journaliste : « c’est quelque chose de non chronique, des instants, qui suivent des crises salvatrices ». Elle a fait une enquête sur 200 personnes qui ont changé à un moment donné de vie, le moment ou il a fallu couper du passé pour pouvoir renaître à autre chose.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 18:45

Pour le 100 ème anniversaire

"La pensée sauvage puis en 1962, il publie également un tout petit livre qui s’appelle Le totémisme aujourd’hui. Et l’ensemble est une révolution dans la manière de concevoir les cultures des autres. Dans Tristes Tropiques, on voit déjà qu’il y a une égalité de traitement entre les cultures des Indiens et les nôtres, cela touche au fonctionnement mental et intellectuel. C’est comme cela que naît le Structuralisme  pour étudier les structures de pensée en général. Et c’est ainsi que Lévi-Strauss a inscrit l’un des premiers pas de la révolution structuraliste à savoir que la pensée sauvage est en chacun de nous, qu’elle n’est pas antérieure à la pensée civilisée." Entretien avec Catherine Clément, philosophe.

"Il n'est pas d'ouvrage plus humain que Tristes tropiques, où l'auteur renoue avec la vieille tradition du voyage philosophique et où l'on comprend que sa passion pour les peuplades primitives est une sorte de quête de la naissance de l'humanité. Le secret de l'immense audience de Lévi-Strauss, en France et à l'étranger, comme auprès de toute une jeunesse de diverses disciplines, c'est de réaliser une oeuvre rigoureuse, strictement scientifique, de réfléchir en même temps sur cette oeuvre, d'en scruter la méthode, de dégager la philosophie qui s'y incarne et de demeurer avec tout cela une sorte de Rousseau, misanthrope et ami des hommes, qui rêve parfois de réconcilier l'Orient et l'Occident dans l'idée  d'un marxisme qui affranchirait l'homme de ses chaînes économiques et un bouddhisme qui le libérerait de ses chaînes spirituelles. Ce qui montre sans doute que l'homme est un animal plus résistant qu'il ne semble, que ni lui ni Dieu ne sont complètement morts et qu'une forme d'humanisme survivra, celle qui saura sans cesse approfondir la recherche du sens. "RFI

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