Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 08:52

Professeur de philosophie, de zen en tant que disciple du maitre Deshimaru, co0215084510DVB-TFrance-2.jpgmment ne pas se focaliser sur les attentes de rétributions de nos investissements et bienfaits personnels, sources de souffrance. L’ego est dans l’illusion du « moi » et de la séparation, dans un sentiment abusif d’être une entité substantielle et se construit sur une fausse idée d’âme, de « son » corps et par opposition de ce qui peut lui être extérieur. Il met en place ainsi u2012-03-28_091403.jpgn programme d’actions qui sont les demandes de l’ego : reconnaissance de soi, soif de pouvoir, profit, et par opposition, il va saboter le travail des autres, de ce qui peut lui faire de l’ombre. Ainsi il va se prendre à son propre piège de l’identification et se donner une illusion de l’incomplétude dans une compulsion à…compléter. L’enseignant va pousser le disciple à se déprogrammer, à travailler sur ses attachements, ses attentes de résultat par rapport à ses investissements, les bienfaits personnels recherchés. Les bienfaits de toute façon dans ce travail d’étude sur soi, vont être là, confiance en soi, équilibre psychologique. Pour le rester, être dans une sagesse du cœur, donner un service non intéressé, bénévolat ou travail au bénéfice de la communauté, rejoignant tous ceux oeuvrant dans l'invisible face aux injustices du système.  Revoir : ici

Repost 0
Published by Sarasvati - dans regards sur soi
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:17

...et mon activité tend à se déployer pour me gratifier et me sécuriser. Tout est vécu d’une manière égocentrée et égoïste : moi d’abord et les autres ensuite. La compassion renverse cette situation. C’est la transformation de l’attitude égocentrée en une attitude “allocentrée”.dol.jpg

La compassion est une attitude empreinte de douceur et de non-agressivité, aussi bien vis-à-vis de nous-mêmes que des êtres et même de l’environnement. Cette non-agressivité est le reflet d’un état intérieur qui n’est pas fondé sur l’appétit et l’avidité de l’ego, prêt à agresser, à sacrifier l’autre, ou à tout détruire pour se nourrir et se satisfaire. Elle permet, dans une attitude de douceur et de gentillesse, d’accueillir l’autre, de s’ouvrir à lui, et ainsi de le rencontrer dans sa réalité. Cette rencontre instaure une communication véritable.

La compassion et l’amour authentiques ne sont possibles que dans le dépassement de l’ego qui permet l’expérience véritable de l’autre et la participation à sa réalité. Autrement, ce n’est pas l’autre que nous aimerions mais notre version de lui. Nous projetterions sur lui toutes sortes d’idées ou d’idéaux : notre idéal féminin, notre idéal masculin, ou toute autre image, et nous aimerions en lui cette image ou ces idées que nous lui appliquons. Ce genre d’attitude conduit à différentes perversions de l’amour et de la compassion.
Extrait du « Dharma et la vie », de Lama Denys, éditions du Relié.

Repost 0
Published by Sarasvati - dans regards sur soi
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:47

Car nous som2011-11-06 203139mes déjà prisonniers de notre langage, du « Moi je » dans notre disco0318084454DVB-TFrance-2.jpgurs en le prenant ainsi pour qq chose de substantiel et de permanent, façonné en occident par le « je pense donc je suis » de Descartes. Dans « je pense » : il y a de la pensée mais pas seulement du « moi je » qui ne se retrouve que parmi d’autres. Il n’est pas non plus le « moi haïssable » de Pascal,  mais c’est le fait de l’habiter avec trop de certitudes souvent sans que les autres aient besoin d’intervenir. Cela lui donne une rigidification qui nous rend vulnérable aux contradictions, aux nécessaires remises en question. La vraie question à se poser est « qu’est ce qui vient ici » dans une pleine conscience de son propre corps, pensées, dans un 1er instant, pour aller au fond de ce qui apparait et disparait, sans rien de saisissable. Nous sommes composés de 5 éléments qui sont amenés à se dissocier, rien à s’agripper, puisque non durable, c’est ce qui permet la fluidité mentale. La base est la répétition de sa méditation par la multiplicité des expériences, on ne médite pas sur le vide mais sur cette vie, on ne focalise ni ne fuit, mais juste l’accepter pour élargir son espace dans un accueil de la nouveauté. La souffrance est là mais je ne suis pas cette souffrance pour s’harmoniser avec la réalité intime dans une capacité d’accueil pour faire face à notre angoisse primordiale, la coagulation de notre ego qui a peur de perdre, aux fléaux de l’individualisme. revoir :  ici.

Repost 0
Published by Sarasvati - dans mots pour maux
commenter cet article
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 09:53

Et à force d’adopter toutes les stratégies d’évitement pour finir par la fuite, on leur laisse toute latitude à terroriser une famille entière pour nos tyrans domestiques ou tout un service pour les despotes professionnels. Très difficile on l’a vu de faire rire un paranoïaque cf :  « Comment faire rire un paranoïaque ? » François Roustang psylosophe , reste la patience que le thérapeute situe entre démission et exigence car il ne faut pas leur lâcher la pression tout en étant très humble sur le résultat.2012-03-15_094809.jpg

Le stressé-pressé dans une forme plus attirante que le parano, car il faut le reconnaitre nous rend beaucoup de services par son efficacité, est lui aussi en guerre contre les autres, contre ceux  qui se trainent, qui ne comprennent rien etc…Et il est ainsi le candidat aux problèmes cardiaques…

Autre casse pied : Narcisse « Moi moi je je » , bien malheureux on le sait car condamné à n’aimer que son reflet le rendant incapable de s’intéresser à l’autre. Ce n’est pourtant qu’une question de degré avec tout un chacun car nous n'en avons que trop d’exemples ne serait ce que sur la scène politique.

Question de degré aussi avec l’hytrioniste, version plus actuelle de l’hystérique, bien malheureuse dans sa soif de reconnaissance et d’affection, condamnée à faire tourner les têtes et de s’enfuir avant les 12 coups de minuit.

Et si l’on avait le sourire facile, le négativiste va très vite se charger de vous le faire perdre : tout va décidemment bien mal surtout votre effort joyeux qui doit alors chercher très loin ses ressources.

 Le pervers, on n'arrive pas à comprendre  sa jouissance à faire le mal psychologiquement et physiquement, notre naïveté en prend un coup. cf : « Je tu(e)il » Michel Cautaerts où comment nous traversons tous…

Quand au passif-agressif, notre société peut contribuer à en faciliter l’émergence, car il ne supporte pas l’autorité et reste un des meilleurs saboteurs de l’ombre, il faut le prendre avec douceur si l’on ne veut pas qu’il se sabote lui-même dans ses bouderies.

Merci à l’auteur pour ce petit livre facile à lire avec ses illustrations, pour nous amener à la compréhension de nos fonctionnements, car si l'on s'est reconnu tout au long de la lecture, c’est plutôt bon signe, la guérison est proche.  

Repost 0
Published by Sarasvati - dans regards sur soi
commenter cet article
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:28

2011-11-06 203139 Thérapeutes : ou peur du vide, tenter de s’en éloigner est justement ce qui va l’accentuer, la thérapie va être de s’en approcher petit à petit pour en obtenir l’apaisement et sa libération. La vacuité n’es0311084444DVB-TFrance 2t n0311084424DVB-TFrance-2.jpgi un néant ni d’ailleurs un concept puisque c’est une expérience, expérience de la non substantialité des choses. On parlera d’ailleurs plutôt de « vide de » pour nommer les phénomènes, car tout ce qui est crée est immanquablement causé par d’autres conditions, ce qui ôte toute autonomie au phénomène seul et rend par là toute la possibilité de le transformer. La thérapie est la prise de conscience de façon répétitive de cette mobilité extrême de tout ce que nous vivons, la vacuité est  conscience de la compréhension de toute chose. Vacuité en opposition à notre attachement au « moi », à une somme d’illusions, qui ne sont que des représentations du monde, des certitudes transitoires ou complète subjectivité où rien ne repose sur du solide, souvent de mauvaises interprétations ou stigmatisations de situations ou paroles. Se poser la question « qu’est ce que je suis », un corps qui se transforme sans cesse, mon esprit, émotions, pensées sont en évolution constante. Cette non substantialité parait vertigineux du point de vue de l’ego, même notre dépression ne peut durer, le gouffre même devient potentialité de passer à autre chose dans une possibilité de créer. La vacuité c’est ce qui permet la vie pour vivre en harmonie avec la vie. Revoir l'émission : ici

Repost 0
Published by Sarasvati - dans sagesse
commenter cet article
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:41

Né au XIV ème siècle, ses récits et biographies sont des modèles pour la parfaite libération et compréhension de la sagesse transcendante. Appelé « le grand protecteur », il protège tous les êtres vivants de l’océan de souffrances du samsara (cycle des existences). Emission sagesse: ici
Nous pouvons tout particulièrement accroître facilement nos réalisations de la compassion, de la sagesse et de notre 0303155259DVB-TFrance 2pouvoir spirituel, parce que Djé Tsongkhapa est en même temps une émanation d’Avalokiteshvara (la personnification de la compassion), de Mandjoushri (la personnification de la sagesse) et de Vajrapani (la personnification du pouvoir de tous les bouddhas).
Extraits d'extraits des enseignements : Ce qui est particulièrement important, c’est de faire grandir notre sagesse parce que la sagesse est l’antidote de l’ignorance, la racine de toute notre souffrance. Dans le Soutra de la perfection de la sagesse : "ceux qui manquent de sagesse sont comme des aveugles qui rencontrent continuellement des problèmes et des souffrances parce qu’ils ne peuvent pas voir.."
La meilleure méthode pour faire grandir notre sagesse,0303155317DVB-TFrance-2.jpg et par là même de nous protéger de la souffrance, est de s’en remettre à un guide spirituel, racine de la voie spirituelle et la fondation de tous les accomplissements. Nous pouvons comprendre cela à partir de nos expériences ordinaires. Par exemple, si nous voulons acquérir certains talents, être doués dans un sport particulier ou apprendre à bien jouer d’un instrument de musique, nous chercherons naturellement un enseignant qualifié pour qu’il nous l’enseigne. Si s’en remettre à un enseignant qualifié est nécessaire pour atteindre de tels buts mondains, est-il nécessaire de préciser jusqu’à quel point cela est encore plus important en matière d’accomplissements spirituels, tels que la libération ou l’illumination ?

La motivation de renoncement par exemple ne se produit pas automatiquement dans notre esprit, mais doit être cultivée en utilisant des méthodes spéciales. Nous devons d’abord comprendre la nature insatisfaisante du samsara et développer le désir de nous en échapper. Cela dépend d’une co0303155252DVB-TFrance-2.jpgmpréhension claire de l’impermanence, de la renaissance, du karma, du refuge et des quatre nobles vérités pour en obtenir ces expériences.

Une fois que nous avons développé le renoncement, nous nous engageons dans la pratique des trois entraînements supérieurs : l’entraînement à la discipline morale supérieure, l’entraînement à la concentration supérieure et l’entraînement à la sagesse supérieure.

Sur la base de notre entraînement à la discipline morale supérieure, nous pratiquons la concentration supérieure en nous entraînant au calme stable. Cela implique de surmonter les cinq obstacles en appliquant les huit opposants. Sans en recevoir les instructions comment saurons nous ce que sont ces obstacles et ces opposants, et ce que nous devrions en faire, comment être capables de progresser à travers les neuf placements de l’esprit et atteindre finalement le calme stable.

Une fois que nous avons atteint le calme stable, nous nous entraînons à la sagesse supérieure en plaçant notre esprit en une concentration en un seul point sur la vacuité, pour finalement éradiquer notre saisie du soi et atteindre la libération du samsara. Toutefois, la vacuité est un objet profond, et il est impossible d’en obtenir une réalisation sans en recevoir les instructions précises d’un guide spirituel qualifié.

 Pour entrer dans la voie mahayana, nous devons d’abord générer la motivation de bodhitchitta. Comme le renoncement, cette motivation ne se produit pas naturellement, mais doit être cultivée en utilisant des méthodes spéciales, telles que la cause septuple et son effet, et la mise à égalité et l’échange de soi avec les autres. Nous avons besoin de recevoir les vœux du bodhisattva et les instructions sur la pratique des six perfections, et être guidé sur les cinq voies mahayanas et les dix terres du bodhisattva jusqu’à ce que nous atteignions la voie mahayana au-delà de l’étude, ou bouddhéité. Sans être inspiré par la pureté de l’exemple, par des instructions non fallacieuses et par de constantes bénédictions, nous ne pourrons jamais mener à terme cet entraînement.

Les enseignements tantriques de Bouddha sont très difficiles à comprendre et sont disséminés à travers de nombreuses écritures, sans aucune indication claire sur l’ordre correct dans lequel ils sont à pratiquer, nous ne ferons qu’augmenter notre confusion. Les réalisations tantriques ne seront jamais atteintes sans les transmissions de pouvoir, une foi profonde, et l’observation de nos vœux et engagements avec pureté, la pratique sincère des instructions sur l’étape de génération et sur l’étape d’accomplissement, ainsi nous pourrons alors facilement atteindre l’illumination en l’espace d’une courte vie humaine.

Repost 0
Published by Sarasvati - dans sagesse
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:27

 Aux antipodes de la naïveté, la faculté d'émerveillement est au principe de la philosophie qui repose sur l'aptitude à tenir pour énigmatique ce qui semble aller de soi. Mais de quoi s'émerveille-t-on ? Comment s'émerveille-t-on ? De ce à quoi on ne s'attend pas ? Ou bien, au contraire, que les choses soient ce qu'elles sont ? Peut-on encore s'émerveiller de ce qu'on parvient à expliquer ? Et si l'émerveillement était une école du désintéressement qui enseigne à regarder le monde séparément du besoin qu'on a de lui ? lu sur le site
Le propre de l’enseignement, c’est ce qui nous permet de sortir de la banalité «il y a quelque chose dans le réel lié à la joie du réel » Spinoza, la joie est à elle-même sa propre intention. Du tonnerre de l’étonnement, au bv.pngregard de l’admiration, est le miracle de l’émerveillement : de la contemplation du miracle de la beauté de l’harmonie extérieure dans ce qu’elle a d’indicible, d’inépuisable. E Kant : du beau l’on atteint le sublime « je me sens écrasé par la nature qui contient en elle-même l’expérience métaphysique », tout phénomène physique est aussi métaphysique où le réel est n’est plus qu’un état de conscience. Entre l’expérience et le délire métaphysique de Leibniz dans sa « monodologie » où la beauté naturelle l’emporte,
l’environnement est un état intérieur de conversion dans l’art de résister à la tentation du désespoir. « Pour aller plus loin que moi-même dans une idée d’inachevé » Jankélévitch, la puissance de la vie est plus forte que ce qui pourrait nous abattre. Dans un étonnement d’être, G Bachelard, s’attacher à voir les choses comme la 1ère fois, voir avec les yeux de la pensée de l’éternité.

Revoir ici et précédents articles  "Comme si une colombe partait de mon cœur pour aller se loger dans l’infini." ;« Brève apologie intempestive du bonheur »

"L’art du bonheur" : le philosophe, les psys et la journaliste… sur l’art du bonheur du même auteur de Retour à l'émerveillement Né en 1953, Bertrand Vergely est un philosophe et théologien français. Ancien élève de l'ENS-Saint-Cloud, il a enseigné à Sciences-Po Paris et enseigne toujours à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et au Lycée Pothier en classe préparatoire aux grandes écoles en Khâgne

Repost 0
Published by Sarasvati - dans sagesse
commenter cet article
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:38

li.png Avec André Comte Sponville, philosophe pour une spiritualité dite laïque. Et de quelle manière cela peut il nous aider à vivre des situations difficiles et de grande souffrance ? Comment cette expérience spirituelle peut elle s’alimenter par exemple dans la perte d’un être cher ?livr.png

Déjà créer un environnement pour poser l’expérience, si l’on ne peut selon Pascal « réussir à demeurer en repos dans une chambre », c’est une façon d’être : dans l’écoute et l’appréciation de notre quotidien, pouvoir être heureux dans une existence simple.

Il ne s’agit pas d’éviter la souffrance mais d’être dans la lucidité et prendre le temps de la solitude, être attentif à ce qui est, arrêter le verbiage même intérieurement.

Développer l’attention à ce qui se passe, dans une spiritualité de l’immanence et de l’impermanence : le présent reste présent dans un éternel présent du devenir.

Se défaire et se dépouiller de nos conditionnements pour trouver le cœur du mo0227084453DVB-TFrance 2nde, de l’être, contre toute stratégie de l’évitement. Avoir cette clarté, être juste, pour laisser la place à l’amour et à la compassion « quand on pense on ne perçoit plus mais…quand on perçoit on ne pense plus ». C’est ce que permet la méditation, d’arrêter le flux intérieur pour n’être plus que perception pure.

Mieux vaut souffrir en vérité sans tomber dans le renfermement car le bonheur, on en veut toujours plus, le réel est à prendre ou à laisser, si l’on est dans la dénégation, on n’a plus aucune chance de le transformer.  Comprendre que le « moi » n’a rien de substantiel et qu’il est un ensemble d’illusions, une représentation de nous même au nom de ce que l’on croit être nous même, une fausseté de ce qui n’a jamais existé.

L’attitude spirituelle est la voie de l’action, du sage, sagesse est le nom d’ailleurs de spiritualité, pas d’autre choix que de lutter plutôt que rester passif. Agir c’est se débarrasser d’abord de nos tendances destructrices, acquérir une bienveillance universelle pour la clarté de l’action, agir non plus contre mais pour. Revoir ici

Repost 0
Published by Sarasvati - dans sagesse
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:41

S’il est possible de mettre des mots sur ce que Freud a nommé, lui, de sentiment océanique d’après les mêmes expériences de Romain 0219084443DVB-TFrance 2Rolland, où l’on ne fait plus qu’un avec le tout0219084428DVB-TFrance 2. A C Sponville nous le décrit comme une suspension de l’agir, du connu, comme une évidence, une suspension du manque (vu entre autres article 0219084448DVB-TFrance-2.jpgplus haut), comme une plénitude, une suspension du langage et enfin une suspension du temps ou il n’y a plus que le présent en éternité. Non la religion n’est  pas synonyme de spiritualité dans la vie de l’esprit et dans son rapport avec l’infini, de l’immentanéité d’une attention exactement pure, dans la suspension de la séparation du « moi » dans son désir d’opinion. Mais elle peut apporter des méthodes, comme l’explique Olivier Raurich, la méditation ralentit le processus d’émergence des émotions, ce qui aide à la distanciation et à la réflexion nécessaires, pour donner un sens à la vie et pouvoir réaliser le potentiel d’amour et de sagesse en l’homme. Nul doute que le philosophe accoutumé aux pensées parfois millénaires a exactement trouvé le terreau pour éveiller des expériences partagées par d’autres méditants et penseurs. Revoir : ici.

Repost 0
Published by Sarasvati - dans actualité
commenter cet article
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:56

Clin d’œil à Freud qui est allé sur un terrain que nos philosophes ont peu fréquenté et habilement louvoyés, le corps et ses pulsions, ce qui est bien moins noble que de s’entretenir de notre âme ou de notre raison. D'ou la citation de  La Rochefoucauld « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder directement »…Parallèle du sexe au soleil qui ne peut se regarder sans un certain trouble.0721115911DVB-TARTE.jpg

 Et pourtant cela concerne l’essentiel de nos vies, c’est d’ailleurs les questions qui lui ont été demandées  expressément dans ce cycle de conférences dont sont issus ces essais, comme le couple, la sexualité, pourquoi, comment aimons nous nous aimer ensemble.

Notre langue française à ce propos utilise un syncrétisme  sur le verbe « aimer » pour désigner toutes les différentes facettes que recoupe ce mot.

André C Sponville préfère s’en référer au grec qui en donne 3 définitions : eros pour la passion, philia pour l’amitié et agape pour l’amour de l’autre. Mais nous avons bien besoin des 3 réunis pour sauver le couple de l’illusion de la passion qui ne dure pas comme chacun l’expérimente. Ou le « dur désir de durer », comme tout désir est basé sur un manque et le manque est désir, quand celui-ci est comblé, il n’y aurait plus d’amour. Ce qui nous amène à un raccourci de Platon à Schopenhauer « comme il n’y a plus de manque, reste l’ennui ». L’amour serait il donc promis au manque et à la solitude ? Ce qui exhorte un couple, qui se voudrait heureux, à inventer autre chose que le manque, heureux, certainement en s’ennuyant beaucoup moins qu’avec les autres. Préférer donc Spinoza qui nous amène, lui, du manque à la joie « aimer c’est se réjouir » si l’art de désirer et faire désirer est plus fort que de jouir, définition de l’érotisme. S’élever alors de notre part animale ou l’autre deviendrait pour être en accord avec Kant, plus une fin qu’un moyen dans l’acte banal sexuel, reste à apprendre à aimer dans un refus de s’affirmer contre l’autre ou de l’utiliser. Certes le sexe n’est plus un pêché mais n’est surtout pas comme on semble l’affirmer ces dernières décennies, un loisir innocent. Et pour terminer sur une note freudienne que ne renierait pas l'auteur, d'aucun ne s'adonnerait il pas à la pulsion de mort alors que la libido ou pulsion de vie est justement sa sublimation pour une construction de notre part d'humanité qui passe nécessairement par l'altérité et préoccupation de l'autre. Voir aussi  Et si nous parlions d'amour

Repost 0
Published by Sarasvati - dans actualité
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Sarasvati
  • Le blog de Sarasvati
  • : De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
  • Contact

Recherche

Catégories