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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:49
Qui dégrade autrui me dégrade...

Qui dégrade autrui me dégrade
Et rien ne se dit ou se fait, qui ne retourne enfin à moi.
A travers moi le souffle spirituel s'enfle et s'enfle, à travers moi c'est le courant et c'est l'index.
Je profère le mot des premiers âges, je fais le signe de démocratie,
A travers moi des voix longtemps muettes
A travers moi des voix proscrites,
Je ne pose pas le doigt sur ma bouche
Le voir, l'ouïr, le toucher, sont miracles, et chaque partie, chaque détail de moi est un miracle.

Walt Whitman, pour voir le poème dans son entier « Chant de moi-même »

la voix des poètes est peut être seule à même de dire l’essentiel avec celle du philosophe Fabrice Midal : Apaiser la souffrance, le déchaînement de la terreur qui s’est abattue sur Paris nous atteint tous, d’une manière qui dépasse même souvent ce que pouvons comprendre. Nous sommes d’emblée, avant même d’y réfléchir, en rapport à la situation, de tout notre être, de tout notre cœur. C’est notre propre humanité qui est comme attaquée et niée…Notre première réaction est sans doute de vouloir réagir immédiatement, mais en un sens très profond, dans une telle situation, il est bon de commencer par ne rien dire et garder le silence.
C’est le sens de la minute de silence : elle dit au fond quelque chose d’essentiel propre à toute humanité : que seul un geste ou un rite peut être posé quand plus rien ne peut l’être. Que c’est ainsi que les êtres humains gardent le sens de leur propre humanité. Même si cela n’est plus très audible aujourd’hui, le silence, en son sens fort, n’est pas la négation ou la privation de parole, mais une manière très profonde et très digne de dire et de se tenir. Une manière profondément éthique d’être. C’est là aussi le sens de la méditation. Simplement se poser sans rien faire d’autre que laisser la vie résonner. Prendre le temps d’un acte pur, d’un acte qui ne faisant rien, entre en rapport au plus essentiel qui est aussi le plus fragile, une manière d’entrer simplement en rapport à ce que vous ressentez. Nos réactions dans de telles situations ne répondent le plus souvent à aucune logique. Certains d’entre vous peuvent s’en vouloir car ils sont comme médusés et ne ressentent rien, d’autres sont dans des états de peurs irrationnelles, d’autres emplis d’un trop lourd chagrin, d’autres encore profondément découragés, d’autres dans une intense colère… L’important est ici le geste tout simple de la pratique : simplement entrer en rapport à ce que vous éprouvez, tel que vous l’éprouvez, sans chercher à vivre une autre expérience que celle qui est la vôtre, là, maintenant. N’ayez pas peur de votre douleur par exemple. Prenez le temps de toucher ce qui vous arrive sans aucunement le juger.
Pour la plupart d’entre nous, cela implique de rencontrer d’abord la stupeur et l’incompréhension, puis toutes sortes d’émotions. C’est une première étape très importante. Il faut ensuite prendre le temps de rencontrer la douleur de nos proches, de nos amis et d’éprouver ainsi la vérité des liens qui nous unissent et font ainsi de nous des êtres humains. Méditer nous conduit en effet à mêler l’intensité de la douleur à l’ouverture de la présence. Dans cet espace de la vie toute nue, il est alors possible de donner naissance à la bienveillance aimante envers tous ceux qui aujourd’hui souffrent. Puisse la peur, la violence, la haine se dissoudre et la bienveillance s’épanouir. Puisse notre cœur s’apaiser puissions-nous par là retrouver un peu de notre humanité si profondément mise à mal.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:32
Qui est pour Voltaire un signe d’intelligence et pour l’empereur Marc Aurel le plus grand plaisir de l’être humain ?

Alors que dans un monde ultra compétitif et cynique, elle apparait comme une tare congénitale, « être une bonne poire », « Trop bon trop con », le gentil passe au mieux pour un naïf, au pire pour un faible. Comment on est on arrivé à déconsidérer les personnes altruistes, bienveillantes, respectueuses, animées de bonnes intentions ? En revanche les filous, les manipulateurs, les cyniques sont valorisés, les méchants font d’excellents personnages de fiction, voir l’engouement pour Dallas…Très certainement en catharsis, direz vous, en purge de nos pulsions, et il nous reste encore le « sois gentil » de l’enfance que l’on a pu assimiler à de la soumission.

Et pourtant en observant les entreprises qui fonctionnent, elles sont constituées justement par ces comportements altruistes pérennes, la gentillesse est un principe d’efficacité, elle contamine les autres, à utiliser ne serait ce que par prudence : « Soyez très gentils avec ceux que vous dépassez en montant vous les retrouverez en descendant ».

Ces émotions positives deviennent un vrai sujet médical, on en a besoin sans qu’elles deviennent une tyrannie, les moments de méchanceté ne doivent pas pour autant être considérés comme pathologiques. Michel lejoyeux, Psychiatre,addictologue « Le gentil c’est quelqu’un qui a accepté de ne pas être méchant, de dépasser sa méchanceté naturelle dans le même ordre d’idée que le pessimisme est de nature, l’optimisme de combat », Frank Martin, Auteur « pas de gentils et de méchants mais plutôt des états », Cécile Guéret, Journaliste à Psychologies Magazine « une ouverture mais pas pour autant un oubli de soi, savoir dire non, ce n’est pas de la soumission, une acceptation de l’autre mais non conditionnelle, savoir exister en face de l’autre ». Dans une capacité à réagir de façon positive, adaptée au moment, et non sélective, dans la non recherche de reconnaissance, de vouloir être aimé, on peut dire non de façon très gentille. Reste la fascination de la toute puissance de la méchanceté, on est méchant pour faire plaisir à l’enfant qu’on a été, pour régler quelque chose de son passé qui n’avait pas pu être exprimé. Le cynique met l’autre à distance par le risque de l’ouverture à l’autre, dans son intimité et dans une relation de dépendance.

C’est pour quoi cela demande d’avoir des assises narcissiques très solides, une nécessaire base de confiance pour la relation. Ce qui est spontané chez l’enfant, une candeur qui va se perdre par l’éducation, la peur de se faire avoir, qui ferme elle, la relation. Il faut aller suffisamment bien pour tolérer l’autre, dans ce qu’il peut avoir d’agressant, de contradictoire, la colère est l’expression la plus banale de la méchanceté.

L’humilité est aussi un préalable, quand on n’a pas peur avec soi même dans une bonne santé psychique, quand on n’a pas peur de sa propre violence, quand on n’a pas une représentation du conflit négatif, quand on a levé sa timidité face à la gentillesse. Le cercle vertueux de la gentillesse dans le plaisir que procure la satisfaction à l’autre produit une sécrétion de sérotonine, hormone du plaisir, alors que la compétition stimule l’adrénaline, hormone du stress, du paranoïaque ou pervers narcissique, régressif, qui trouve lui, son plaisir libidinal dans la souffrance de l’autre.

Mais nous sommes aussi au bout de ce modèle économique compétitif, un paradigme déjà en train de changer sur les réseaux. D’après l’émission d’Ali Rebeihi, philosophe

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:55
Rien que des poussières d’étoiles…

Car nous venons du : "silence éternel des espaces infinis" Pascal

Ce à quoi lui répond Claudel 3 siècles plus tard "le silence éternel des espaces infinis ne m'effraie plus. Je m’y promène avec une confiance familière. Nous n'habitons pas un coin perdu d'un désert farouche et impraticable. Tout dans le monde nous est fraternel et familier."

Fraternité et familiarité par tout l’enregistrement de notre évolution sur nos gènes issue d’une sélection naturelle certes mais sans la compétition dont le monde économique a voulu ériger en règle plutôt une nécessaire associativité d’ailleurs ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui résistent mais les plus adaptatibles.

Le physicien Brandon Carter postule que les lois de la physique universelle, d'un bout à l'autre de l'univers et à travers ses milliards d'années, sont finalement réglées, rendant possible l'émergence de la vie, puis celle de l'homme. Une évolution de 13,8 milliards d'années avec un ajustement fin des constantes universelles : masse du proton, masse de l'électron, constante de Planck, vitesse de la lumière, quantité totale de matière dans l'univers, intensité des quatre forces gravitation, électromagnétisme, forces nucléaires forte et faible.

Ajustements d'après Trinh Yuan Thuan astrophysicien extrêmement précis au 10(-60)...Pour que la vie puisse apparaitre et prendre les formes dont nous avons finalement hérités dans ces conditions. Ne perdons pas de vue que nous ne sommes qu’une infime expression de milliards de possibilités avec tout autant de milliards d’univers, de quoi donner le vertige sur notre positionnement…

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 10:31
Beaucoup pensent que la vie est sans espoir car

Ils ne connaissent pas le sens de la vie…

Ils ont fini par douter des plaisirs matériels, « les riches » sont ceux qui connaissent le plus l’insatisfaction, ils se sont donnés tellement de mal pour amasser ou conserver qu’ils envient « les pauvres » de leur irresponsabilité…

Le pouvoir : un jour au sommet adulés, le lendemain ignorés par tous…

Les plaisirs sensoriels tellement changeants et tellement épuisants dans leur quête…

Les amis ça va ça vient, peuvent donner un temps l’illusion d’être entouré, et puis tout passe, tout lasse et tout casse, le temps, la distance, et ce qui ne survit pas longtemps à la contrariété, aux attentes, à d’autres occupations…

On vit ainsi dans une complète hallucination à cause de nos conceptions fausses de la réalité, nous ne sommes pas libres. Le « je », actions, objets, les phénomènes, tout est réifié : les plaisirs, les problèmes, on y croit à 100 %, on pense que cela existe de façon solide, de son propre côté parce qu’on y a mis un label. Ce ne sont que de simples désignations, nous les voyons avec une vue défectueuse, nous ne réfléchissons pas à leurs causes, tous les phénomènes dépendent de conséquences, il faut aller à la racine de la souffrance, de l’excitation, sans perdre de vue quels sont nos croyances, conditionnements. Quand on chérit le soi on crée beaucoup de problèmes, tout ce dont on fait l’expérience est crée par l’esprit, par la coloration de nos attentes, frustrations etc…Si on ne connait pas la motivation de l’existence, le secret de l’Esprit, on erre sans but en dépendant du premier venu ou de la première situation qui se présente, c’est triste, certains vont jusqu’à se suicider.

Le bonheur suit la bonne intention comme l’ombre suit le corps, avec un esprit pacifié on peut pacifier l’esprit des autres même face à quelqu’un de très agressif. On peut éviter la souffrance dans la vie quotidienne, se libérer du conditionnement, diminuer l’attachement en toutes choses du fait même que nous les réifions, nos agrégats que sont le corps, les consciences sont contaminés comme atteints d’un virus, en les voyant ainsi nous pouvons développer un renoncement stable face à ces chimères. La vie que nous alimentons à chaque minute est comme un rêve et tout peut s’arrêter à tout instant, un arrêt cardiaque, un cancer, un accident, l’urgence est déjà là si nous ne faisons rien sur notre esprit, si nous n’essayons pas de comprendre et de réfléchir par la méditation, qui est une pause sur le défilement des pensées. Quand nous mettons en route une action, réfléchir en observant les pensées si elle est bénéfique, si elle va dans le sens d’une construction, bien souvent nous ne réfléchissons à rien et sommes comme une coque vide sur l’océan des perturbations, qui ne peut que se fracasser à terme et couler. Le gilet de sauvetage c’est notre attention, une vigilance salutaire et les bonnes choses arriveront naturellement, la rencontre avec une bonne méthode, un exemple à suivre...mais dans notre état actuel, il y a peu de chances pour que nous puissions être touchés !

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 15:06
Transformer et pacifier son esprit dans notre vie quotidienne

Commencer par stopper les obstacles et choses indésirables en évitant déjà tout ce qui pourrait être malsain et en réfrénant nos penchants négatifs. Les problèmes qui s’élèvent dans notre vie sont dus à la façon dont nous déformons la réalité motivés par notre autochérissement, le problème est là. Nous projetons nos attentes et nous créons notre propre point vue en toute chose : sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, possessions, notre corps. Voilà d’où vient toute notre confusion, nous voyons les choses d’un point de vue trompeur, c’est pourquoi nous devons y porter toute notre attention, sur comment nous envisageons nos relations, mais même en vivant seul la dépression peut s’installer. Cela demande de faire une pause sur le défilement de nos pensées et d’observer nos conceptions trompeuses pour retrouver un cheminement plus harmonieux, la méditation est une profonde méthode psychologique. Il faut s’attaquer aux racines du poison pour que peu à peu on puisse parvenir à une certaine sérénité, méditer n’est pas réservé au religieux mais est bien devenu une thérapie.

En vérité nous donnons des sens très changeants aux sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, sous le contrôle de causes et conditions, tout peut même cesser à tout instant, nous n’avons donc aucune raison de nous en rendre malheureux. Si nous devenons insatisfaits c’est que nous n’avons pas vu la réalité des choses, nous n’avons pas pris la peine de méditer dessus et d’analyser combien tout cela pouvait être changeant et temporaire. Nous ne pouvons dépendre ou donner quelque consistance à de tels objets externes, il n’y a rien de désirable en réalité la dedans. Parce que nous avons toujours été envahis par ces expériences ordinaires nous n’avons jamais pu expérimenter la paix qu’entraine l’arrêt de toute attente, c’est quand nous renonçons qu’une profonde sérénité peut s’installer. Nous avons toujours cru que devaient être satisfait toutes ces attentes, nous les avons assimilées à du bonheur, alors que le contentement évite justement aux obstacles d’apparaitre, que vous soyez seul ou en compagnie, les pensées de colère, d’attente ou autres perturbations ne vont plus réussir à s’immiscer. C’est juste un problème d’incompréhension, si nous ne comprenons pas d’où viennent les problèmes et leurs causes, nous ne pourrons pas avoir alors de réelle paix de l’esprit. Cela demande le sacrifice de nos pensées d’autochérissement qui ramènent tout au Moi forcément insatisfait avec ses conceptions fausses, cet effort ne peut se faire qu’à travers la méditation ou temps consacré à l’analyse. Prendre le temps d’analyser si le bonheur c’est de suivre ses attentes et continuer à croire qu’on ne peut vivre sans leur courir après, ceci est très réducteur. Evidemment si l’on n’a jamais expérimenté une réelle sérénité en renonçant on n’en n’aura aucune d’idée, et l’on n’en récoltera pas ses infinis bénéfices. On continuera à connoter et figer le soi, l’action, l’objet, son corps, ses possessions, relations C’est pourquoi il est important de pratiquer l’analyse de la vraie nature du sujet, action, objet et d’examiner nos labels, une personne peut se montrer généreuse dans une situation et voler dans une autre, prendre tel ou tel titre : père, fils, directeur, employé, escroc, mécène etc : rien ne peut être définitivement établi. De la même façon étudions ce que nous nommons « je », pouvons nous le situer, dans le corps, le cerveau, en dehors ? C’est le corps, l’esprit, l’association des 2 ? Tout dépend d’autre chose, seule l’imputation ou dénomination crée une entité artificiellement figée, une projection artificielle.

Le « je » n’est pas l’esprit, ce sont les pensées trompeuses qui l’entretiennent, elles sont si nombreuses émergeant par secondes conscientes ou non, où mettre le « je », nous avons 51 facteurs mentaux, 51 « je » ? Si l’esprit n’est pas le « je » alors le corps avec tous ses fonctions conscientes ou non font combien de « je » ? S’il est l’association du corps et de l’esprit, nous voyons que cela ne peut qu’être imputé, il ne peut exister figé de son propre côté, ce ne sont que des labels dans tout ce que nous faisons. Nous avons une très forte projection de la réalité de son existence de son propre côté, un label que nous saisissons pour désigner la forme, la sensation, la cognition, la composition des agrégats, et la conscience, eux-mêmes désignés pour regrouper une collection de parties ou fonctionnants jusqu’à la plus petite particule, elle-même en parties. Chaque chose pour nous « n’existe » que par son nom, sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, complètement imputé par l’esprit, et sur chaque label d’autres labels se surajoutent. Un problème est labellisé sinon il n’aurait aucune existence…Si nous n’interprétons pas une situation comme problème ou si nous ne croyons pas à notre label rien ne nous apparait ! Le mauvais, le bon, peu importe nos étiquettes, le problème commence quand nous commençons à y croire, nous pouvons multiplier les situations labellisées problèmes, la vie peut devenir difficile si vous labellisez « j’ai un problème » ou « c’est un problème » alors effectivement il y a un problème. Le problème ne vient rien d’autre que dans notre esprit, nous devons voir clairement que cela est notre propre création, ceci est la base de la transformation de notre pensée. L’esprit est une TV avec une quantité de chaines, avec chacune leurs problèmes, combien de programmes ! Il est très important de se rappeler que la vie nous apparait selon notre interprétation, selon nos chaines favorites, il nous appartient d’en changer, ceci est entre nos mains, de ce que nous faisons avec notre esprit, de ce que nous choisissons comme chaine, ceci est notre liberté nous avons cette incroyable opportunité. Nous pouvons nous libérer et libérer les autres des perturbations et gagner la paix de l’esprit, ne gaspillons pas cette possibilité et orientons nos efforts tant que nous le pouvons. La transformation de l’esprit c’est voir les choses de façon positive, sur la bonne chaine, se dire que tout provient de notre propre esprit stoppe immédiatement la colère, l’attente, la jalousie. La préoccupation de soi même, quoiqu’ »’il puisse advenir, perdre son travail, son compagnon, un cancer, la situation va devenir problème, ce qui est à blâmer c’est l’autochérissement. D’autre part méditer sur la bonté en tout, même envers un ennemi, ce sont les autres qui nous font travailler la patience, la générosité, la charité, nous n’avons plus de peur, nous sommes relaxes, qu’importe ce qui nous arrive, c’est là la réelle cure de santé. Enseignement traduit de Kyabje Lama Zopa Rinpoche

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:12
Crise de civilisation par l'échec des religions où les croyances...

ne donnent pas accès à des voies de libération, des méthodes de pratique et où les idéologies sont trahies par les comportements de leurs représentants.

La science n'est pas une idéologie mais offre des possibilités d'éveil, potentiel à condition d’être allié à une recherche intérieure. Dans la méditation on est attentif à la réalité intérieure et extérieure, au sens, au caractère insaisissable de l’existence.

Une crise de civilisation symptôme de valeurs qui ne sont plus partagées tels que liberté égalité fraternité.
Beaucoup trop de facteurs d'aliénation dans notre société, d'égoïsme foncier, alors qu’en même temps l'individu est devenu très conditionné, il se doit de rentrer dans un moule.

On vit avec un bagage à gérer, toutes nos potentialités sont gâchées avec beaucoup de résistances liées aux intérêts économiques.

La méditation peut être l'occasion d'approfondir ces valeurs car que seraient elles sans une liberté intérieure ? Comment être dans la pacification des relations aux autres tant que l'on n'a pas de connexion avec ce que l'on est, nous ne pouvons tomber que dans l’aliénation de l'avoir contre l'être.
Les jeunes sont la proie des solutions faciles, il faut une certaine lucidité pour être libre de ses désirs, être dans une capacité de désintéressement, sans cela nous ne pouvons connaitre de satisfaction profonde. Dans le désintéressement on ne donne plus rien à saisir à notre ego pour être dans un état de disposition à nous-mêmes, aux autres.

Nous ne sommes plus séparés de la nature : nous sommes la nature, plus de dualisme, l'ego n’est qu’une construction mentale. Réfléchir à ce qui nous anime, l'être humain ne peut se suffire à lui même mais à ce qui le transcende pour être en communion, pour pouvoir recevoir la vérité qui est autour de nous et au profond de nous mêmes. Pouvoir trouver ce qui est universel en nous mêmes, une dimension de l’existence nous est plus intérieure, c'est une expérience intérieure.

Nous avons ce potentiel d'amener la compassion, la sagesse à son niveau ultime, alors que c'est la peur qui nous mène habituellement mais nous n'avons pas besoin d'avoir peur de quoique ce soit quand on comprend notre nature. On peut le comprendre intellectuellement au début pour le mettre en pratique et en avoir la réalisation, c'est comme entre regarder une carte et être dans le lieu.

La vue dualiste n'est qu'une expérience ordinaire entre le Moi qui expérimente et le quelque chose, nous ressentons ceci est mon expérience bien ou mal et nous cherchons soit à nous en séparer soit dans la peur de le perdre. Même quelque chose d'agréable nous pose problème par cette dualité entre ce que je ressens et l'objet.

Quel est ce moi qui n'est ni dans le corps, les cellules, ni à l'extérieur, car avec le Moi est l'ego et la peur d'être détruit. L'éveil est la compréhension correcte de ce que nous sommes, la non dualité est quelque chose de naturel mais comme nous avons trop d'émotions nous ne le voyons pas.
Ce monde est tout ce que nous avons Thich Nhat Hanh - Précieuse vie humaine Khandro Rimpoché - Manuel de Méditation Zen Roland Rech - Agir Zen Robert Aitken - Et si vous m’expliquiez le boudhisme Ringou Tulkou Rimpoché - La voie du boudha Kalou Rimpoché

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:44
A t’on encore besoin d’une religion ? Sujet d’une table ronde avec A C-Sponville B Feillet A Rémond

Pour savoir de quoi on parle A Houziaux, docteur en théologie et philosophie, propose une définition : phénomène social qui implique des croyances, des rites et une communauté, tels le judaïsme, l’islam et le catholicisme.

Et de ce point de vue André Comte-Sponville en athée fidele répond par la négative avec une foi qui pourrait être dédouanée de « religion », de créateur : une foi en l’humanisme en réservant les seuls savoirs à l’expérience.

Ce en quoi Alain Rémond, journaliste et écrivain, répond par l’opposé, évoquant pour la chrétienneté, la forte imprégnation culturelle et d’un acte de confiance placé en un homme, fils de Dieu, mort et ressuscité.

A ce propos, les évangiles, objets de recherches historiques dévoilent une part indéniable à la romance par la réécriture des différents traducteurs.

Il n’en n’est pas moins vrai, que Jésus a été un homme exceptionnel d’après Bernard Feillet, prêtre et écrivain, il a été celui qui a opéré une rupture avec la religion juive et par là même avec toute religion en insérant le mystère universel de Dieu en tout homme et en son accomplissement.

Force est de constater que ce mysticisme par la suite n’a pas été encouragé par les Eglises, fortes de leur emprise et occupées à dompter par les dogmes la masse des ignorants. Et force est aussi de reconnaître l’imprégnation de ces valeurs dans notre culture, Socrate et d’autres sages eux aussi arrêtés et condamnés n'ont pas eu le même engouement et prédicats de masse. Mais ceci est parole de mécréant…

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 12:12
Pourquoi avons nous besoin d'utopie

Quand on parle de désir on pense au manque (voir article en tapant dans recherche à droite André Comte Sponville) alors qu'il peut être un besoin de se projeter, un moteur de la volonté.

Se projeter nécessite une ouverture de l'imaginaire une façon d'envisager la vie, un moyen de combattre la résignation.
L’utopie pousse au besoin de création, d'initiatives, une utopie alliée au pragmatisme pour en faire une réalité.
On peut envisager de désirer sans convoiter alors que dans notre situation de consommation actuelle on est plus dans le fait de convoiter sans désirer, assujettis tels des enfants dans l'envie.

Ne sombrons plus dans le divertissement qui devient diversion dans un problème de l’occupation de l’espace et du temps.

L'être humain est un être symbolique sujet à des crises indissociables de la vie avec celle originelle de la séparation, de l'éloignement 3 - 6ans, de l'autonomie crise d'identité à l'adolescence puis de l'émancipation du jeune adulte. S'en suivront toutes les autres crises de la quarantaine, cinquantaine, soixantaine…jusqu'à la crise finale.
Toutes crises conjoncturelles qui nous projettent en des maux pour un bien dans une remise en mouvement salutaire pour sortir de la répétition.
L'objectif étant de comprendre finalement que l'obstacle principal n'est pas tant extérieur qu’intérieur, il vient bien de nous même.
C'est un cheminement où l'on peut rendre ce chemin en quête de choix, l'utopie est cette possibilité de créer des choix : c’est ce qui nous distingue des animaux.
Être libre c'est choisir l'altérité, l'alternative. De quoi suis je capable en réalité ?
La conscience de choisir, de se projeter c'est aller vers autrui dans l'empathie, comprendre que l'autre dans sa différence nous propose d'autres choix possibles.
L'imaginaire social doit être partagé, dépasser l'opinion pour entrer dans la pensée ensemble, pour garder sa verticalité pensons horizontalement et favorisons nos échanges.

Sujet animé par Yannis Youlountas, philosophe et réalisateur, des solidarités se sont mises en place en Grèce, une responsabilisation des citoyens sortant tels les subprimes américains d’une vie à crédit dévastatrice.



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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:23
Tous…Atteints au cœur, de la ville, ses remparts, ses certitudes et ses potes Charlie

Un cœur commun spontanément a réagi et s’est indigné, non à la barbarie, à l’obscurantisme, aux endoctrinements, aux ségrégations et aux laissers pour compte dont nous devons tous en assumer la responsabilité.

Prise de conscience brutale de la reconnaissance que nous devons tous avoir pour les uns et les autres, de notre interconnection mutuelle, de l’acceptation et de la prise en compte nécessaire de chacun, de l’attention à se porter sous peine de désespoir mortifère.

C’est simple on le répète et rererépète, aller au devant des problèmes avant qu’ils ne surgissent, aller dans tous les ghettos, là ou il y a démission des parents, groupes, institutions pour l’éducation et la prise en charge de chaque personne.

En un mot soyons tous responsables en commençant à notre échelle, ne fermons pas les yeux et ne passons pas à côté sans intervenir de toute situation ou quelqu’un peut être abandonné, rejeté, humilié contre le danger qu’il soit récupéré, décérébré et transformé en bombe humaine.

Ce n’est qu’une graduation d’échelle, chaque geste contribue à l’ensemble de la planète entière ou les possibilités de se déplacer et de communiquer nous relient tous presque instantanement.

revoir sur ce blog article du 11/02/2011: le courage n'est pas le contraire de la peur...

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 10:13
Les univers se succèdent jusqu’à leur destruction...

Notre existence est très brève et sa durée incertaine, la vie et la mort sont comme une danse éphémère qui s’écoule telle l’eau d’une cascade.

L’océan de tous les connaissables est insondable, tel le cygne n’utilisons que ce dont nous avons besoin.

Ce qui demande à s’engager dans une réflexion profonde sur la réalité et sur tous nos conditionnements, nos considérations mondaines faites de désir de reconnaissance, nos attachements, nos illusions, comprendre comment on fonctionne, une réflexion sur l’existence, notre impermanence.

C’est un travail sur soi intérieur, une voie spirituelle plus individuelle que celle communautaire des religions.

Toute notre vie est un cheminement ce n’est pas à mettre à part de notre quotidienneté, nous ne pouvons vivre par procuration et se complaire dans le « tout tout de suite » contemporain, qui nous entraine dans la confusion totale.

Ce que nous recherchons c’est l’obtention d’une existence qualifiée, si nous avons réfléchi sur nos conditionnements nous obtenons le renoncement, le souhait de se libérer, de s’affranchir des souffrances de l’incertitude qui est notre condition, de la labilité de nos relations, de nos situations de hauts et de bas, de l’insatisfaction car nous n’en n’avons jamais assez, d’un corps voué au périssement, aux maladies.

En procédant par étapes mentales, on peut discipliner son esprit pour s’affranchir de tous les voiles dans un processus de maturation mentale.

Le renoncement est la cause même de notre libération, pour un esprit constructif à celui altruiste : la ou il y a intérêt personnel il n’y a pas altruisme, qui nous amène à celui d’éveil renforcé par l’éthique, en concordance avec la vue juste de la vacuité qui est la sagesse.

Toutes nos pratiques doivent combiner la méthode et la sagesse. Ceci doit être instruit par un accompagnateur ou maitre spirituel comme tout apprentissage, l’essentiel étant de trouver une personne pleinement qualifiée, qui ne peut faire de toute façon le travail pour nous même.

Pour cela on doit développer un certain nombre de qualités, donner un sens à son existence et Impartial dans son approche ni distrait ni non vertueux ni dispersé, doté de bon sens et diligent. Tant que l’on n’a pas allié la vacuité c'est-à-dire la non existence inhérente des phénomènes, les choses n’étant pas telles qu’elles nous apparaissent, avec leur interdépendance, nous ne pourrions avoir la réalisation.

Gueshé Tengyé

Le bouddhisme entre vos mains Dzigar Kongtrül Rinpoché,

la voie du bouddhisme au fil des jours Olivier Raurich
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