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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 10:14
"le dénommé "esprit", bien qu'on en parle partout et qu'il soit largement connu,

Est soit incompris, soit compris de travers, soit partiellement compris

Ou encore méconnu dans son authentique réalité.

Et, qui plus est, les êtres ordinaires...

Le point juill aout 2014 "aux origines de la méditation"

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 16:06
De l’intuition des phénomènologistes Husserl, Merleau-Ponty aux neurosciences : un monde pré-élaboré…

Alors que nous pensons habituellement fonctionner comme si le monde était posé devant la conscience qui n'aurait qu’à le regarder d'en haut pour le comprendre. Ce que je suis ne peut être indépendant du monde dans lequel je vis, l'intentionnalité ne peut se réduire à un mouvement unilatéral de la conscience vers les choses d'où l'illusoire évidence d'une séparation claire et distincte entre l'âme et le corps, le sujet et l'objet, la conscience et le monde.

Contre ces raisonnements dualistes il va falloir réapprendre à voir le monde sans un point de vue extérieur, de surplomb. On est dans le monde plutôt que devant, la perception est déjà une construction, une visée, projet, de notre rapport au monde, les autres sont autant d'autres points de vue, incarnés dans d'autres corps que le mien, différents mais complémentaires. Merleau-Ponty parle dans cette rencontre des intentionnalités d'intercorporite plus que d'intersubjectivé, c'est l'intentionnalité, le mouvement et la sensation du corps qui nous permet d'explorer le monde commun, corps qui a lui même quelque chose de commun avec le monde.
"Le corps en acte" de Merleau-Ponty rejoint le "sens du mouvement" d'Alain berthoz neuroscientifique. L'acte au fondement de notre compréhension de la relation à soi, à l’autre, au monde, l'acte avec son intentionnalité projette sur le monde ses intentions, ses perceptions, ses grilles d'interprétation. Ou autrement dit par Husserl, lorsque je perçois, je suis déjà en train d'agir, la perception n'est pas seulement une interprétation des messages sensoriels, elle est stimulation interne de l’action, elle est jugement et prise de décision, elle est anticipation des conséquences de l’action : "perc'action". Le cerveau dispose de circuits neuronaux capables de reconstruire à la fois mon corps et le monde, de modèles internes permettant cette anticipation. Les mouvements donnent l'impression d'être réalisés consciemment, ce qui permet de naviguer dans le monde sans avoir à traiter toute son information, tel un skieur qui dévale une pente à 100 km/h.

De plus l'information transmise par les sens est, dès son origine, empreinte d'émotion d'une manière inconsciente, ce qu’avait démontré William James décédé en 1910, Antonio Damasio puis Alain Berthoz : « l'émotion n'est pas faite pour réagir aux aléas du monde, mais elle est en fait un guide, une préparation de l'action, en transformant le monde perçu, elle sert à établir un contexte pour l'action. Le Sens du mouvement et La Décision, permet de dire à la suite de nombreux autres neurophysiologistes qu’au commencement, n'était pas le verbe mais l'action. C'est à partir de l'action que nous construisons notre perception du monde, le cerveau n'est pas un simple simulateur logique qui construit une image du monde pour guider des actions, c'est plutôt un émulateur : il invente un monde en faisant des choix à partir de règles implicites qu'il a intégrées au cours de l'évolution, sans doute parce qu'elles étaient nécessaires à sa survie. Ainsi peut-on considérer que notre représentation du monde en trois dimensions est imparfaite mais qu'elle résulte du meilleur choix que l'homme ait trouvé pour échapper à ses prédateurs. Cette théorie du cerveau émulateur et décideur permet de créer un lien entre processus conscients et inconscients »

« Au commencement était l'action » entretien d’Alain Berthoz dans le mensuel LA RECHERCHE: n°366 daté juillet 2003 à la page 74. Revue psychologie mois de Mars 2016

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 08:56
"Ils n'auront pas ma haine : garder les yeux ouverts, comme les grands yeux immenses d'Hélène",

c'est ce que Antoine Leiris veut transmettre absolument à son petit garçon. "Je l'aiderai à garder les yeux ouverts sur la culture, sur les livres, la musique, quelle qu'elle soit, ouverts sur tout ce qui fait voir le monde par un prisme qui est à l'opposé de celui par lequel les terroristes le voient. C'est ce que ça mère lui a déjà laissé. Il aime déjà beaucoup la musique et les livres. J'espère lui donner les armes pour qu'il se tienne debout. Mais des armes de papier, de pinceaux, de notes de musique et pas des kalachnikovs."

"De toute façon, une grande partie de moi est partie avec Hélène ce jour-là, ce qui reste de moi est pour Melvil. Pour lui, je suis obligé d'oublier la haine, le ressentiment et la colère. S'il grandit là-dedans, il deviendra exactement ce que eux sont devenus : des gens aveugles, violents, qui préfèrent les raccourcis aux chemins plus complexes de la réflexion, de la raison, de la culture.."

Peinture de G Fromanger

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:51
« Maintenant ou jamais ! transition du milieu de vie » Christophe Fauré, psychothérapeute et psychiatre

Passage en opportunité de se reconstruire, avec plus d’intériorité ou il y a moins d’enjeux personnels, ou l’on cherche à sortir de nos rôles ou l’on cherche moins à trouver sa place, à se plier aux injonctions de notre culture, société, ou l’on a envie de quelque chose d’autre. Entre 40, voir 30, et 60 ans, on voit son corps se transformer, sa relation de couple se déliter ou se banaliser, ses parents vieillir, ses enfants partir, sa situation professionnelle ronronner, et on ressent une urgence à s’accomplir. On vit aujourd’hui plus vieux, et à 50 ans, on a encore 30 années devant soi. Les femmes, plus proches de leurs émotions et plus conscientes de ce changement biologique dans leur corps, sont, de ce point de vue, plus aptes à conscientiser ce passage que les hommes, qui ont tendance à se jeter dans l’action. On peut échapper à la maladie, à la dépression, à la crise si l’on accepte réellement de travailler et de préparer cette deuxième moitié de vie. Plutôt que crise de milieu de vie on parlera plutôt de transition, de remises en question, de frictions, de grands questionnements, ce que Carl G Jung nomme le processus d’individuation. Ce processus est forcément spirituel par essence car l’on commence à voir se profiler la fin de la vie, ou nos actes vont avoir des conséquences sur les années qui viendront, ou l’on se demande par zoom arrière quel est le sens de tout cela..On ne va plus rechercher à l’extérieur de soi, mais dans notre fondement, notre socle, dimension qui a toujours été là, d’un ancrage intérieur pour aller vers le plus vaste, le soi dans un élargissement de perspective, c’est là que commence la mise en œuvre du chemin spirituel avec les qualités à développer. On comprend que chercher le bonheur à l’extérieur c’est comme boire de l’eau salée qui nous donne de plus en plus soif, il va falloir alors trouver l’ami, l’amour en nous-mêmes, le contentement. En répondant à cette aspiration de transcendance en nous, on ne s’enferme pas, mais on va au-delà de soi, se construire dans l’intériorité ouvre au souci de l’autre. Avoir accepté de rencontrer ses deuils et ses abandons, avoir lâché ses regrets permet de vivre davantage dans l’instant présent.

L’essence du travail du Dr Fauré, basée sur plus de 20 ans d’expérience en tant que psychiatre alliées à 15 ans d’étude et de pratique du bouddhisme, se fonde sur la conviction que chacun d’entre nous porte en lui d’insoupçonnables ressources pour se libérer de l’étau de la peine et parvenir enfin à l’apaisement.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 10:36
Comment concilier la vision à court terme, le fini d'un homme face à un univers infini...

Les facultés de l'être humain sont réflexives, nous interprétons ce que nous sommes, dans la saisie, le court terme, forcément en décalage face à un univers absolu, éternel en continuité. Cela demande une acceptation, déjà de ne pouvoir tout maîtriser, accepter de ne pouvoir répondre à tout, toutes les situations et de laisser notre intuition accueillir cet absolu. Notre vie avec ses poisons de l'âme est insatisfaisante dans un état de confusion, d'ignorance, d'énergies perverses et d'illusions. Nous ne pouvons pas tout ramener à la machine ou au matériel, certaines situations de vie comme la perte, la séparation, la maladie nous oblige à travailler sur notre esprit. Cela demande à laisser un esprit fluide, une certaine souplesse pour répondre à chaque situation telle qu'elle se présente. Un esprit éveillé est grand ouvert pour être un avec la situation, pour être en comptabilité avec la réalité d'une existence qui coule sans cesse à chaque instant et qui est insaisissable. Nous savons déjà intuitivement l'impermanence de toutes choses, leur vérité relative, de surface, rien sur quoi s'accrocher. René Faure philosophe, enseignant zen.

On a tendance à croire sans pousser une quelconque réflexion que notre esprit c'est notre cerveau, mais il n'est qu'un organe comme un autre, il ne sert qu'à la fonctionnalité. Quand on s'intéresse à ce qui dépasse justement la simple fonctionnalité mécanique, ce qui va au-delà de notre compréhension, on est dans le spirituel. Pour libérer son esprit un guide, une méthode est nécessaire, à condition d'avoir une certaine connexion et autonomie, de ne pas être pris par les passions. Khenpo La Nigma Dzong Des enseignements, il en existe 84000, adaptés à la capacité de chaque personne, sa particularité, sa compréhension, voire sa langue, ils datent de plusieurs millénaires mais en terme de philosophie, sciences ont beaucoup à apporter à nos domaines actuels occidentaux, ils sont d’ailleurs désormais en étroite collaboration, voire rencontres neuroscientifiques avec SS Dalaï Lama. Par la force des méditations, des observations de son esprit, une nécessaire mise en pratique, il est possible sinon d’obtenir mais de se rapprocher de qualités primordiales, innées par une perception pure, une pleine conscience qui est l'état de rester dans l'instant présent dans une attitude equanime sans pensées discriminantes et partiales et donc de compassion.

Pour accueillir cet absolu encore faut il combattre notre plus grand fléau :« L'égocentrisme, qui nous touche tous à différents degrés, nous empêche d'éprouver envers les autres de l'amour et de la compassion. Or, pour être vraiment heureux, il faut avoir l'esprit pacifié, et la paix de l'esprit ne s'installe en soi que par le biais de l'amour altruiste. Bien sûr, pour cultiver la compassion il ne suffit pas de croire à ses bienfaits ni de s'extasier sur la beauté de ce sentiment. Il faut faire des efforts et profiter de toutes les circonstances quotidiennes pour modifier nos pensées et notre comportement. » Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Matthieu Ricard.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:49
Qui dégrade autrui me dégrade...

Qui dégrade autrui me dégrade
Et rien ne se dit ou se fait, qui ne retourne enfin à moi.
A travers moi le souffle spirituel s'enfle et s'enfle, à travers moi c'est le courant et c'est l'index.
Je profère le mot des premiers âges, je fais le signe de démocratie,
A travers moi des voix longtemps muettes
A travers moi des voix proscrites,
Je ne pose pas le doigt sur ma bouche
Le voir, l'ouïr, le toucher, sont miracles, et chaque partie, chaque détail de moi est un miracle.

Walt Whitman, pour voir le poème dans son entier « Chant de moi-même »

la voix des poètes est peut être seule à même de dire l’essentiel avec celle du philosophe Fabrice Midal : Apaiser la souffrance, le déchaînement de la terreur qui s’est abattue sur Paris nous atteint tous, d’une manière qui dépasse même souvent ce que pouvons comprendre. Nous sommes d’emblée, avant même d’y réfléchir, en rapport à la situation, de tout notre être, de tout notre cœur. C’est notre propre humanité qui est comme attaquée et niée…Notre première réaction est sans doute de vouloir réagir immédiatement, mais en un sens très profond, dans une telle situation, il est bon de commencer par ne rien dire et garder le silence.
C’est le sens de la minute de silence : elle dit au fond quelque chose d’essentiel propre à toute humanité : que seul un geste ou un rite peut être posé quand plus rien ne peut l’être. Que c’est ainsi que les êtres humains gardent le sens de leur propre humanité. Même si cela n’est plus très audible aujourd’hui, le silence, en son sens fort, n’est pas la négation ou la privation de parole, mais une manière très profonde et très digne de dire et de se tenir. Une manière profondément éthique d’être. C’est là aussi le sens de la méditation. Simplement se poser sans rien faire d’autre que laisser la vie résonner. Prendre le temps d’un acte pur, d’un acte qui ne faisant rien, entre en rapport au plus essentiel qui est aussi le plus fragile, une manière d’entrer simplement en rapport à ce que vous ressentez. Nos réactions dans de telles situations ne répondent le plus souvent à aucune logique. Certains d’entre vous peuvent s’en vouloir car ils sont comme médusés et ne ressentent rien, d’autres sont dans des états de peurs irrationnelles, d’autres emplis d’un trop lourd chagrin, d’autres encore profondément découragés, d’autres dans une intense colère… L’important est ici le geste tout simple de la pratique : simplement entrer en rapport à ce que vous éprouvez, tel que vous l’éprouvez, sans chercher à vivre une autre expérience que celle qui est la vôtre, là, maintenant. N’ayez pas peur de votre douleur par exemple. Prenez le temps de toucher ce qui vous arrive sans aucunement le juger.
Pour la plupart d’entre nous, cela implique de rencontrer d’abord la stupeur et l’incompréhension, puis toutes sortes d’émotions. C’est une première étape très importante. Il faut ensuite prendre le temps de rencontrer la douleur de nos proches, de nos amis et d’éprouver ainsi la vérité des liens qui nous unissent et font ainsi de nous des êtres humains. Méditer nous conduit en effet à mêler l’intensité de la douleur à l’ouverture de la présence. Dans cet espace de la vie toute nue, il est alors possible de donner naissance à la bienveillance aimante envers tous ceux qui aujourd’hui souffrent. Puisse la peur, la violence, la haine se dissoudre et la bienveillance s’épanouir. Puisse notre cœur s’apaiser puissions-nous par là retrouver un peu de notre humanité si profondément mise à mal.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:32
Qui est pour Voltaire un signe d’intelligence et pour l’empereur Marc Aurel le plus grand plaisir de l’être humain ?

Alors que dans un monde ultra compétitif et cynique, elle apparait comme une tare congénitale, « être une bonne poire », « Trop bon trop con », le gentil passe au mieux pour un naïf, au pire pour un faible. Comment on est on arrivé à déconsidérer les personnes altruistes, bienveillantes, respectueuses, animées de bonnes intentions ? En revanche les filous, les manipulateurs, les cyniques sont valorisés, les méchants font d’excellents personnages de fiction, voir l’engouement pour Dallas…Très certainement en catharsis, direz vous, en purge de nos pulsions, et il nous reste encore le « sois gentil » de l’enfance que l’on a pu assimiler à de la soumission.

Et pourtant en observant les entreprises qui fonctionnent, elles sont constituées justement par ces comportements altruistes pérennes, la gentillesse est un principe d’efficacité, elle contamine les autres, à utiliser ne serait ce que par prudence : « Soyez très gentils avec ceux que vous dépassez en montant vous les retrouverez en descendant ».

Ces émotions positives deviennent un vrai sujet médical, on en a besoin sans qu’elles deviennent une tyrannie, les moments de méchanceté ne doivent pas pour autant être considérés comme pathologiques. Michel lejoyeux, Psychiatre,addictologue « Le gentil c’est quelqu’un qui a accepté de ne pas être méchant, de dépasser sa méchanceté naturelle dans le même ordre d’idée que le pessimisme est de nature, l’optimisme de combat », Frank Martin, Auteur « pas de gentils et de méchants mais plutôt des états », Cécile Guéret, Journaliste à Psychologies Magazine « une ouverture mais pas pour autant un oubli de soi, savoir dire non, ce n’est pas de la soumission, une acceptation de l’autre mais non conditionnelle, savoir exister en face de l’autre ». Dans une capacité à réagir de façon positive, adaptée au moment, et non sélective, dans la non recherche de reconnaissance, de vouloir être aimé, on peut dire non de façon très gentille. Reste la fascination de la toute puissance de la méchanceté, on est méchant pour faire plaisir à l’enfant qu’on a été, pour régler quelque chose de son passé qui n’avait pas pu être exprimé. Le cynique met l’autre à distance par le risque de l’ouverture à l’autre, dans son intimité et dans une relation de dépendance.

C’est pour quoi cela demande d’avoir des assises narcissiques très solides, une nécessaire base de confiance pour la relation. Ce qui est spontané chez l’enfant, une candeur qui va se perdre par l’éducation, la peur de se faire avoir, qui ferme elle, la relation. Il faut aller suffisamment bien pour tolérer l’autre, dans ce qu’il peut avoir d’agressant, de contradictoire, la colère est l’expression la plus banale de la méchanceté.

L’humilité est aussi un préalable, quand on n’a pas peur avec soi même dans une bonne santé psychique, quand on n’a pas peur de sa propre violence, quand on n’a pas une représentation du conflit négatif, quand on a levé sa timidité face à la gentillesse. Le cercle vertueux de la gentillesse dans le plaisir que procure la satisfaction à l’autre produit une sécrétion de sérotonine, hormone du plaisir, alors que la compétition stimule l’adrénaline, hormone du stress, du paranoïaque ou pervers narcissique, régressif, qui trouve lui, son plaisir libidinal dans la souffrance de l’autre.

Mais nous sommes aussi au bout de ce modèle économique compétitif, un paradigme déjà en train de changer sur les réseaux. D’après l’émission d’Ali Rebeihi, philosophe

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:55
Rien que des poussières d’étoiles…

Car nous venons du : "silence éternel des espaces infinis" Pascal

Ce à quoi lui répond Claudel 3 siècles plus tard "le silence éternel des espaces infinis ne m'effraie plus. Je m’y promène avec une confiance familière. Nous n'habitons pas un coin perdu d'un désert farouche et impraticable. Tout dans le monde nous est fraternel et familier."

Fraternité et familiarité par tout l’enregistrement de notre évolution sur nos gènes issue d’une sélection naturelle certes mais sans la compétition dont le monde économique a voulu ériger en règle plutôt une nécessaire associativité d’ailleurs ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui résistent mais les plus adaptatibles.

Le physicien Brandon Carter postule que les lois de la physique universelle, d'un bout à l'autre de l'univers et à travers ses milliards d'années, sont finalement réglées, rendant possible l'émergence de la vie, puis celle de l'homme. Une évolution de 13,8 milliards d'années avec un ajustement fin des constantes universelles : masse du proton, masse de l'électron, constante de Planck, vitesse de la lumière, quantité totale de matière dans l'univers, intensité des quatre forces gravitation, électromagnétisme, forces nucléaires forte et faible.

Ajustements d'après Trinh Yuan Thuan astrophysicien extrêmement précis au 10(-60)...Pour que la vie puisse apparaitre et prendre les formes dont nous avons finalement hérités dans ces conditions. Ne perdons pas de vue que nous ne sommes qu’une infime expression de milliards de possibilités avec tout autant de milliards d’univers, de quoi donner le vertige sur notre positionnement…

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 10:31
Beaucoup pensent que la vie est sans espoir car

Ils ne connaissent pas le sens de la vie…

Ils ont fini par douter des plaisirs matériels, « les riches » sont ceux qui connaissent le plus l’insatisfaction, ils se sont donnés tellement de mal pour amasser ou conserver qu’ils envient « les pauvres » de leur irresponsabilité…

Le pouvoir : un jour au sommet adulés, le lendemain ignorés par tous…

Les plaisirs sensoriels tellement changeants et tellement épuisants dans leur quête…

Les amis ça va ça vient, peuvent donner un temps l’illusion d’être entouré, et puis tout passe, tout lasse et tout casse, le temps, la distance, et ce qui ne survit pas longtemps à la contrariété, aux attentes, à d’autres occupations…

On vit ainsi dans une complète hallucination à cause de nos conceptions fausses de la réalité, nous ne sommes pas libres. Le « je », actions, objets, les phénomènes, tout est réifié : les plaisirs, les problèmes, on y croit à 100 %, on pense que cela existe de façon solide, de son propre côté parce qu’on y a mis un label. Ce ne sont que de simples désignations, nous les voyons avec une vue défectueuse, nous ne réfléchissons pas à leurs causes, tous les phénomènes dépendent de conséquences, il faut aller à la racine de la souffrance, de l’excitation, sans perdre de vue quels sont nos croyances, conditionnements. Quand on chérit le soi on crée beaucoup de problèmes, tout ce dont on fait l’expérience est crée par l’esprit, par la coloration de nos attentes, frustrations etc…Si on ne connait pas la motivation de l’existence, le secret de l’Esprit, on erre sans but en dépendant du premier venu ou de la première situation qui se présente, c’est triste, certains vont jusqu’à se suicider.

Le bonheur suit la bonne intention comme l’ombre suit le corps, avec un esprit pacifié on peut pacifier l’esprit des autres même face à quelqu’un de très agressif. On peut éviter la souffrance dans la vie quotidienne, se libérer du conditionnement, diminuer l’attachement en toutes choses du fait même que nous les réifions, nos agrégats que sont le corps, les consciences sont contaminés comme atteints d’un virus, en les voyant ainsi nous pouvons développer un renoncement stable face à ces chimères. La vie que nous alimentons à chaque minute est comme un rêve et tout peut s’arrêter à tout instant, un arrêt cardiaque, un cancer, un accident, l’urgence est déjà là si nous ne faisons rien sur notre esprit, si nous n’essayons pas de comprendre et de réfléchir par la méditation, qui est une pause sur le défilement des pensées. Quand nous mettons en route une action, réfléchir en observant les pensées si elle est bénéfique, si elle va dans le sens d’une construction, bien souvent nous ne réfléchissons à rien et sommes comme une coque vide sur l’océan des perturbations, qui ne peut que se fracasser à terme et couler. Le gilet de sauvetage c’est notre attention, une vigilance salutaire et les bonnes choses arriveront naturellement, la rencontre avec une bonne méthode, un exemple à suivre...mais dans notre état actuel, il y a peu de chances pour que nous puissions être touchés !

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 15:06
Transformer et pacifier son esprit dans notre vie quotidienne

Commencer par stopper les obstacles et choses indésirables en évitant déjà tout ce qui pourrait être malsain et en réfrénant nos penchants négatifs. Les problèmes qui s’élèvent dans notre vie sont dus à la façon dont nous déformons la réalité motivés par notre autochérissement, le problème est là. Nous projetons nos attentes et nous créons notre propre point vue en toute chose : sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, possessions, notre corps. Voilà d’où vient toute notre confusion, nous voyons les choses d’un point de vue trompeur, c’est pourquoi nous devons y porter toute notre attention, sur comment nous envisageons nos relations, mais même en vivant seul la dépression peut s’installer. Cela demande de faire une pause sur le défilement de nos pensées et d’observer nos conceptions trompeuses pour retrouver un cheminement plus harmonieux, la méditation est une profonde méthode psychologique. Il faut s’attaquer aux racines du poison pour que peu à peu on puisse parvenir à une certaine sérénité, méditer n’est pas réservé au religieux mais est bien devenu une thérapie.

En vérité nous donnons des sens très changeants aux sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, sous le contrôle de causes et conditions, tout peut même cesser à tout instant, nous n’avons donc aucune raison de nous en rendre malheureux. Si nous devenons insatisfaits c’est que nous n’avons pas vu la réalité des choses, nous n’avons pas pris la peine de méditer dessus et d’analyser combien tout cela pouvait être changeant et temporaire. Nous ne pouvons dépendre ou donner quelque consistance à de tels objets externes, il n’y a rien de désirable en réalité la dedans. Parce que nous avons toujours été envahis par ces expériences ordinaires nous n’avons jamais pu expérimenter la paix qu’entraine l’arrêt de toute attente, c’est quand nous renonçons qu’une profonde sérénité peut s’installer. Nous avons toujours cru que devaient être satisfait toutes ces attentes, nous les avons assimilées à du bonheur, alors que le contentement évite justement aux obstacles d’apparaitre, que vous soyez seul ou en compagnie, les pensées de colère, d’attente ou autres perturbations ne vont plus réussir à s’immiscer. C’est juste un problème d’incompréhension, si nous ne comprenons pas d’où viennent les problèmes et leurs causes, nous ne pourrons pas avoir alors de réelle paix de l’esprit. Cela demande le sacrifice de nos pensées d’autochérissement qui ramènent tout au Moi forcément insatisfait avec ses conceptions fausses, cet effort ne peut se faire qu’à travers la méditation ou temps consacré à l’analyse. Prendre le temps d’analyser si le bonheur c’est de suivre ses attentes et continuer à croire qu’on ne peut vivre sans leur courir après, ceci est très réducteur. Evidemment si l’on n’a jamais expérimenté une réelle sérénité en renonçant on n’en n’aura aucune d’idée, et l’on n’en récoltera pas ses infinis bénéfices. On continuera à connoter et figer le soi, l’action, l’objet, son corps, ses possessions, relations C’est pourquoi il est important de pratiquer l’analyse de la vraie nature du sujet, action, objet et d’examiner nos labels, une personne peut se montrer généreuse dans une situation et voler dans une autre, prendre tel ou tel titre : père, fils, directeur, employé, escroc, mécène etc : rien ne peut être définitivement établi. De la même façon étudions ce que nous nommons « je », pouvons nous le situer, dans le corps, le cerveau, en dehors ? C’est le corps, l’esprit, l’association des 2 ? Tout dépend d’autre chose, seule l’imputation ou dénomination crée une entité artificiellement figée, une projection artificielle.

Le « je » n’est pas l’esprit, ce sont les pensées trompeuses qui l’entretiennent, elles sont si nombreuses émergeant par secondes conscientes ou non, où mettre le « je », nous avons 51 facteurs mentaux, 51 « je » ? Si l’esprit n’est pas le « je » alors le corps avec tous ses fonctions conscientes ou non font combien de « je » ? S’il est l’association du corps et de l’esprit, nous voyons que cela ne peut qu’être imputé, il ne peut exister figé de son propre côté, ce ne sont que des labels dans tout ce que nous faisons. Nous avons une très forte projection de la réalité de son existence de son propre côté, un label que nous saisissons pour désigner la forme, la sensation, la cognition, la composition des agrégats, et la conscience, eux-mêmes désignés pour regrouper une collection de parties ou fonctionnants jusqu’à la plus petite particule, elle-même en parties. Chaque chose pour nous « n’existe » que par son nom, sujet, action, objet, ami, ennemi, étranger, complètement imputé par l’esprit, et sur chaque label d’autres labels se surajoutent. Un problème est labellisé sinon il n’aurait aucune existence…Si nous n’interprétons pas une situation comme problème ou si nous ne croyons pas à notre label rien ne nous apparait ! Le mauvais, le bon, peu importe nos étiquettes, le problème commence quand nous commençons à y croire, nous pouvons multiplier les situations labellisées problèmes, la vie peut devenir difficile si vous labellisez « j’ai un problème » ou « c’est un problème » alors effectivement il y a un problème. Le problème ne vient rien d’autre que dans notre esprit, nous devons voir clairement que cela est notre propre création, ceci est la base de la transformation de notre pensée. L’esprit est une TV avec une quantité de chaines, avec chacune leurs problèmes, combien de programmes ! Il est très important de se rappeler que la vie nous apparait selon notre interprétation, selon nos chaines favorites, il nous appartient d’en changer, ceci est entre nos mains, de ce que nous faisons avec notre esprit, de ce que nous choisissons comme chaine, ceci est notre liberté nous avons cette incroyable opportunité. Nous pouvons nous libérer et libérer les autres des perturbations et gagner la paix de l’esprit, ne gaspillons pas cette possibilité et orientons nos efforts tant que nous le pouvons. La transformation de l’esprit c’est voir les choses de façon positive, sur la bonne chaine, se dire que tout provient de notre propre esprit stoppe immédiatement la colère, l’attente, la jalousie. La préoccupation de soi même, quoiqu’ »’il puisse advenir, perdre son travail, son compagnon, un cancer, la situation va devenir problème, ce qui est à blâmer c’est l’autochérissement. D’autre part méditer sur la bonté en tout, même envers un ennemi, ce sont les autres qui nous font travailler la patience, la générosité, la charité, nous n’avons plus de peur, nous sommes relaxes, qu’importe ce qui nous arrive, c’est là la réelle cure de santé. Enseignement traduit de Kyabje Lama Zopa Rinpoche

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